samedi 11 mai 2019
Jessy, le chat qui pose devant son portrait : dessin à l'encre de Chine
C'est au refuge où je suis bénévole que j'ai fait la connaissance du beau et adorable Jessy. Le jeune matou a à peine 1 an.
Il était errant lorsque l'association a décidé de le prendre en charge afin de le proposer à l'adoption. Très gentil, doux et câlin, il était certain que Jessy n'allait pas rester longtemps au refuge.
Avec son pelage blanc comme la neige, je l'ai trouvé inspirant. J'ai donc décidé de le dessiner à l'encre de Chine.
Le placide félin a posé avec beaucoup de facilité.
J'ai réalisé ce dessin sur une feuille Canson. Le format est de 21x29,7 cm.
Jessy est un chat tout blanc, j'ai donc joué avec les ombres et les contrastes. La seule couleur que possède Jessy est le jaune de ses yeux !
Au final, il a semblé plutôt intéressé par son dessin, reste à savoir s'il en a été satisfait. Je lui ai bien posé la question... mais j'attends toujours la réponse.
Et pour finir, une excellente nouvelle, car Jessy a maintenant trouvé sa famille pour la vie !
mercredi 8 mai 2019
Svend Hammershøi, artiste et frère de Vilhelm Hammershøi
Les familles d'artistes ont un côté fascinant. L'art se partage en famille, chacun essayant de trouver sa place et son style.
Il y a des familles dans lesquelles ce sont les frères qui s'intéressent à l'art : les frères Caillebotte, les frères Pissarro, et les frères Hammershøi !
En ce moment, se déroule la très belle exposition : "Hammershøi, le maître de la peinture danoise" au musée Jacquemart-André. Cette exposition met en lumière Vilhelm Hammershøi.
Parmi les œuvres présentées, il y en a une qui retient particulièrement l'attention, il s'agit de "Intérieur avec un jeune homme lisant (Svend Hammershøi)".
Vilhelm a peint la longue et frêle silhouette de son frère Svend. Il est en train de lire, adossé contre un mur, près d'une fenêtre. Cette peinture est une des plus belles réalisations de Vilhem.
Svend et Vilhelm vont tout au long de leur vie entretenir une relation très forte.
Svend Hammershøi (1873-1948), tout comme son frère Vilhelm était artiste peintre. Il faisait aussi de la céramique.
C'est à seulement 15 ans que le jeune Svend va commencer à travailler dans des ateliers de céramistes de Copenhague.
Très doué pour la céramique et la peinture, Svend Hammershøi va remporter des prix dans les capitales européennes, durant les expositions internationales de Paris, Berlin, Stockholm, et Londres.
Artiste au caractère mélancolique, Svend va peindre dans des tons gris, relativement foncés. Ses toiles reflètent cette mélancolie.
Svend Hammershøi va passer chaque année plusieurs mois en Angleterre. Tout l'inspirait dans ce pays. À tel point que la campagne anglaise prés d'Oxford lui inspirera plus d’une centaine de toiles !
lundi 6 mai 2019
L'exposition : "Génération en Révolution - Dessins français du musée Fabre, 1770-1815" au musée Cognacq-Jay, Paris 3e
Le musée Cognacq-Jay organise d'intéressantes expositions temporaires, et il est toujours très agréable de les découvrir. De plus, ce musée est un lieu superbe.
Actuellement, les visiteurs peuvent découvrir l'exposition : "Génération en Révolution - Dessins français du musée Fabre, 1770-1815". L'exposition se termine le 14 juillet 2019.
Cette exposition revient sur les itinéraires de toute une génération d'artistes durant la période révolutionnaire.
Une sélection de 80 dessins permet de voir les réalisations de grands artistes, la plupart étant des élèves du célèbre peintre David : Girodet, Prud’hon, Gérard, Fabre...
Cette collection de dessins vient du musée Fabre de Montpellier.
Durant la période révolutionnaire, certains artistes vont adhérer au mouvement, et d’autres en revanche vont s’exiler.
Ces dessins sont de superbes découvertes, les traits étant remarquablement précis et fins. Certains portraits sont très expressifs.
Les mouvements stylistiques vont du néoclassicisme au préromantisme.
Le musée Cognacq-Jay accueille dans son cadre élégant une jolie exposition.
Adresse : 8 rue Elzevir, 75003 Paris
dimanche 5 mai 2019
La rue Florian, Paris 20e, une rue artistique
La rue Florian est une voie publique située dans le quartier de Charonne. Cette rue agréable et verdoyante a la particularité de présenter des panneaux que des artistes ont peints.
Une vraie galerie d'art à ciel ouvert ! J'ai bien regardé s'il y avait des signatures, mais je n'en ai vu aucune.
Différentes peintures et dessins sur papier sont collés sur les murs de la rue. On peut y voir des portraits d'enfants ou de femmes, de différentes cultures et origines.
La rue Florian est située dans le 20e arrondissement de Paris. Elle débute au 37 rue Vitruve et se termine au 104 rue de Bagnolet.
Les stations de métro Porte de Bagnolet ou Alexandre Dumas sont les plus proches.
Ancienne rue du Château, elle va prendre son nom actuel en 1867. Elle porte le nom de l'auteur, poète et fabuliste Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794).
vendredi 3 mai 2019
Le chiot : dessin à l'encre de Chine
Dessiner des animaux est une passion, et pour ce dessin, j'ai voulu représenter un bébé chien !
Un chiot avec des poils mi-longs et de grandes oreilles tombantes, qui n'appartient pas à une race particulière.
J'ai réalisé ce portrait à l'encre de Chine.
Les petits chiens ont souvent un air un peu perdu, à la recherche d'un maître auquel ils vont donner leur amour inconditionnel.
S'il y a bien une chose qui caractérise un chien, c'est son attachement total à son maître. Un fidèle compagnon.
Ce portrait du chiot est d'un format de 21x29,7 cm.
Je me suis tout d'abord centré sur les yeux, pour ensuite passer aux grandes oreilles, puis au poil. Un poil assez long, un peu en bataille.
Ce petit chien est un aventurier, il aime gambader et partir à la découverte du monde, peu lui importe si son poil est bien brossé !
mercredi 1 mai 2019
La visite du musée Jacquemart-André, Paris 8e
Le musée Jacquemart-André est un musée des beaux-arts et d'arts décoratifs situé dans le 8e arrondissement de Paris.
La station de métro Miromesnil est la plus proche du musée.
Ce lieu somptueux était à l'origine une demeure particulière de riches collectionneurs, mécènes et amateurs d'art. En cela, il se rapproche du musée Nissim-de-Camondo.
Édouard André et son épouse Nélie Jacquemart vont parcourir toute l'Europe et l'Orient afin de dénicher les œuvres d'art et les pièces de mobilier les plus précieuses.
Le couple va constituer une importante collection de tableaux, sculptures, tapisseries et objets d'art du XVIIIe siècle.
Des meubles raffinés vont intégrer les pièces de cet hôtel particulier du Second Empire.
Une collection de peintures française, hollandaise et de renaissance italienne orne les murs du musée Jacquemart-André.
Dans ce musée, tout n'est que beauté et culture. Chaque pièce est à visiter.
Avec son escalier monumental, son jardin d'hiver, ses salons d'apparat et ses appartements privés, cet hôtel particulier ne peut qu'étonner par son élégance.
À sa mort en 1912, Nélie Jacquemart va léguer l’ensemble de ce patrimoine à l’Institut de France. Depuis 1913, l’Institut de France et la Fondation Jacquemart-André protège ce patrimoine.
lundi 29 avril 2019
"The Danish Girl" avec Eddie Redmayne et Alicia Vikander. L'histoire vraie de Lili Elbe
"The Danish Girl" est un film que j'ai vu sur Netflix, mais il est également possible de le voir en DVD ou sur d'autres plateformes.
J'avais lu d'excellentes critiques sur ce film lors de sa sortie, et c'est pourquoi j'ai voulu le voir. Je confirme ces bonnes critiques, car c'est un film d'une rare beauté et superbement interprété par Eddie Redmayne et Alicia Vikander.
"The Danish Girl" est tiré d'une histoire vraie, celle de Lili Elbe, une artiste peintre danoise qui sera la première personne à recourir à une opération afin de changer de sexe.
Le synopsis du film :
L'histoire d'amour de Gerda Wegener et Lili Elbe, née Einar Wegener, artiste danoise connue comme la première personne à avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle en 1930.
Le mariage et le travail de Lili et Gerda évoluent alors qu'ils s'embarquent sur les territoires encore inconnus du transgenre.
Mon avis :
"The Danish Girl" est un film biographique américano-britannique-allemand coproduit et réalisé par Tom Hooper.
J'ai trouvé ce film aussi beau que poignant, plein d'élégance et très humain. L'esthétique du film est ultra soignée et chaque plan apporte sa touche de beauté et de vérité.
Les plans sont filmés comme des tableaux et le sujet de la transidentité est abordé avec beaucoup de délicatesse.
Einar Wegener souffre terriblement dans son corps, ce corps d'homme dans lequel il se sent prisonnier. Peu à peu, Lili Elbe va voir le jour, et s'affirmer.
"The Danish Girl" retrace également une magnifique histoire d'amour, celle d'Einar et Gerda. Gerda est follement éprise de son mari, et si dans un premier temps elle va réagir avec colère, elle ne va jamais abandonner Einer, puis Lili.
Ces deux personnages sont très attachants, s'apportant soutien, amour et compassion. Malgré tous les bouleversements que va affronter Lili, Gerda sera toujours présente et d'une force incroyable.
De nombreuses scènes entre ces personnages centraux sont émouvantes.
Alicia Vikander (Gerda Wegener), livre une superbe interprétation et il n'est d'ailleurs pas étonnant qu'elle ait reçu l'Oscar féminin du second rôle !
Et puis bien évidemment, il y a Eddie Redmayne (Einar Wegener / Lili Elbe) qui offre une prestation à couper le souffle ! Je n'ai jamais été déçu par cet acteur, qui pour moi est l'un des acteurs les plus doués de sa génération.
Le contexte du film m'a aussi beaucoup intéressé car on découvre l'univers artistique danois dans les années 20.
Les plans dans lesquels on les voit peindre sont instructifs et presque tournés comme un documentaire.
"The Danish Girl" est un film réussi à tous les niveaux.
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