dimanche 25 juin 2017

La visite de la maison-atelier de Léonard-Tsuguharu Foujita, à Villiers-le-Bâcle


Léonard-Tsuguharu Foujita fut l’un des artistes les plus célèbres de l’Ecole de Paris. Ami de Picasso, Apollinaire, Modigliani, Soutine, Chagall, Zadkine, et Cocteau, Foujita va avoir un parcours passionnant.
Sa maison-atelier, à Villiers-le-Bâcle, se visite, et j'ai beaucoup aimé ce bel endroit serein et poétique.
C'est en 1960, que Foujita va acquérir à Villiers-le-Bâcle, un village situé à vingt-deux kilomètres de Paris, cette maison rurale qu’il va restaurer durant une année.
L'intérieur de la maison-atelier de Léonard-Tsuguharu Foujita nous dévoile les nombreuses influences du peintre qui était un grand voyageur
En 1991, son épouse Kimiyo a fait don de la demeure au conseil Général de l’Essonne. Conservée en l’état depuis la mort de l’artiste en 1968, elle est restaurée et ouverte au public depuis septembre 2000.


Léonard-Tsuguharu Foujita (1886-1968), est un artiste français d’origine japonaise né à Tokyo.

L'artiste possédait de multiples talents. Il sera peintre, dessinateur, graveur, illustrateur, céramiste, photographe, cinéaste et styliste. On peut d'ailleurs découvrir tous ses talents dans sa maison-atelier et y voir les superbes kimonos qu'il confectionnait.
Inscrit aux cours de français dès l'école primaire, Foujita va étudier la peinture de style occidental aux Beaux-Arts de Tokyo.
Il obtient son diplôme en 1910 et n'a qu'un désir : aller à Paris ! Il réalise son rêve et arrive dans le quartier du Montparnasse en 1913.
Foujita va très vite connaître un immense succès. Son style qui mêle l'Orient et de l'Occident fera fureur ! Ses tableaux de femmes, d'enfants et de chats vont entrer dans les plus grandes collections.
La maison-atelier de Foujita révèle l’univers secret du peintre, ainsi que ses inspirations, ses voyages, sans oublier son incroyable sens artistique. Léonard-Tsuguharu Foujita est un artiste fascinant.

Adresse : 7 route de Gif, 91190 Villiers-le-Bâcle. Entrée libre et gratuite.









vendredi 23 juin 2017

L'escalier et le monument dédié à Luís de Camões, Paris 16e


Je vous ai parlé il y a peu de temps de la très jolie avenue de Camoëns, qui offre une vue magnifique sur la tour Eiffel. En contrebas de l'avenue, il y a un monumental et majestueux escalier.
C'est dans le 16e arrondissement de Paris que l'on peut voir cet escalier. 
Paris compte de nombreux escaliers anciens et imposants, mais celui-ci est tout à fait remarquable.
Cet escalier à double volée latérale d'un dénivelé d'une dizaine de mètres est superbe. Il a d'ailleurs servi de décor à pas mal de films, en particulier dans "Zazie dans le métro", de Louis Malle.


Au centre de l'escalier, il y a une sculpture dédiée à Luís de Camões, poète portugais né vers 1525, et mort le 10 juin 1580 à Lisbonne.
Auteur de poèmes dans la tradition médiévale ou pastorale, de sonnets inspirés de la Renaissance italienne, et particulièrement de l'épopée nationale des Lusiades, Luís de Camões est considéré comme étant le plus grand poète du Portugal.
Son buste trône fièrement et il est souvent pris en photo.






jeudi 22 juin 2017

Visite du château du Val Fleury et de son parc, à Gif-sur-Yvette


C'est à Gif-sur-Yvette, une commune située à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne, en région Île-de-France, que se trouve le château du Val Fleury.
Construit au XIXe siècle, le château du Val Fleury, avec ses 860 m2, a fière allure !
Jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, le château sera le lieu de résidence de notables locaux qui vont souvent changer.
La ville de Gif-sur-Yvette va faire l’acquisition du château et du parc, avec le concours de l’Agence des espaces verts de la région Ile-de-France.
Le château et son parc sont maintenant un lieu public dédié à la culture, accueillant de nombreux évènements et expositions.


Ce lieu de culture propose des visites guidées, des conférences, mais aussi des rencontres avec les artistes qui exposent leurs réalisations.
Le château du Val Fleury domine un grand parc aménagé de 2 hectares, qui part du château et qui va jusqu’au bord de l’Yvette.
Le parc est un endroit plein de poésie et de sérénité. La mare de 400m², avec son ponton et sa petite plage de galets est un parfait lieu zen ! On peut également y voir des statues et différentes créations artistiques.

Adresse : 5 allée du Val Fleury, 91190 Gif-sur-Yvette









mercredi 21 juin 2017

Paris peint par Constantin Korovine


Constantin Korovine est un peintre russe qui va beaucoup peindre Paris lors de ses séjours dans la ville lumière.
La place de la Bastille, le café de la Paix, la vue de côté de l'église de la Madeleine, le boulevard des Capucines... Tous ces endroits vont être immortalisés par les pinceaux de l'artiste. 
Il va participer à différentes expositions parisiennes, à la galerie Bernheim-Jeune, la galerie de Kolbert, ainsi qu'au Salon d'automne de 1938.
En 1900, il va décorer le Pavillon russe de l'Exposition universelle de Paris et à cette occasion recevoir une médaille d'or. Il sera nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 28 décembre 1900.


Constantin Korovine, de son nom complet Constantin Alexeïevitch Korovine (1861-1939), est un peintre post-impressionniste et décorateur de théâtre russe.
Il se passionne pour la peinture dès l'enfance et entre à quatorze ans à l'école de peinture, de sculpture et d'architecture de Moscou. Il va compléter ses études à l'école de l'Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg.
Constantin Korovine voyage en 1888 et en 1894 dans le nord de la Russie et en Scandinavie avec son ami Valentin Serov, puis il va effectuer des séjours en France en 1886, 1892 et 1893.
Fortement influencé par l'impressionnisme, Korovine va peintre des toiles aux couleurs vives et représentant des scènes parisiennes. Ses peintures de Paris vont rencontrer un grand succès.
Il est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.






mardi 20 juin 2017

L'avenue de Camoëns, Paris 16e, avec vue sur la tour Eiffel


L'avenue de Camoëns est très photographiée car elle offre une vue imprenable sur la grande Dame de fer !
Située dans le 16e arrondissement de Paris, dans le quartier de la Muette, L'avenue de Camoëns est juste en face de la tour Eiffel. On a presque l'impression que si on tend le bras on va toucher la tour.
Longue de seulement de 115 m, c'est l'une des plus courtes avenues de Paris. En effet, on a davantage l'impression d'être dans une rue que sur une avenue bruyante.
Afin d'accéder à cette avenue, la station de métro Passy est la plus proche.


Cette avenue fut créée en 1904. Elle doit son nom au poète portugais, gloire littéraire nationale, Luís de Camões, (1525-1580), qui est également appelé Le Camoëns, ce qui explique le nom de l'avenue.
Du côté impair de l'avenue de Camoëns, se trouve le lycée Saint-Louis-de-Gonzague dont l'entrée principale est rue Benjamin-Franklin.
En revanche, du côté pair, il y a des très beaux immeubles aux balcons ornés de superbes statues.
J'ai d'ailleurs peint et dessiné à l'encre de Chine des chats parisiens admirant le si célèbre monument de Mr Eiffel. Sans doute étaient-ils à l'une des fenêtres de l'avenue ! 







dimanche 18 juin 2017

"Histoire d'une femme libre" de Françoise Giroud, une histoire très intéressante


"Histoire d'une femme libre", c'est le récit autobiographique de la journaliste et auteure Françoise Giroud. Récit que tout le monde pensait détruit !
Ce livre fut découvert sur les étagères de l'Imec (Institut Mémoires de l'Edition Contemporaine) où Françoise Giroud l'avait mis avec ses archives. Alix de Saint-André a retrouvé le manuscrit et il est enfin publié.
C'est en parcourant les allées de la médiathèque que je suis tombé sur ce livre. Aussitôt vu, aussitôt emprunté !
Je ne regrette pas ce choix car j'ai vraiment été très intéressé par ce récit autobiographique. Françoise Giroud l'écrivit durant l'été 1960, pendant qu'elle était en convalescence, après sa tentative de suicide.
C'est un texte à l'écriture fluide, plein de sincérité et de recul.


Le résumé : Été 1960. Françoise Giroud vient de subir le plus grand échec de son existence : sa mort.
De nombreux verrous bloquant la porte de sa chambre, une dose plus que létale de poison avalée, le téléphone débranché, elle avait tout prévu... sauf que deux solides gaillards iraient jusqu'à défoncer une cloison pour l'arracher à un coma déjà profond.
Il lui faudra vivre. Plaquée par Jean-Jacques Servan-Schreiber, sa passion, et virée de L'Express, ce journal de combat qu'ils avaient fondé ensemble, en brave petit soldat, elle repart pour la guerre avec la seule arme dont elle dispose : sa machine à écrire.

Mon avis : J'ai aimé ce livre, car Françoise Giroud analyse avec lucidité ses réussites et échecs, son parcours, en étant combative et sans amertume.
Engagée par Hélène Lazareff comme directrice de rédaction pour la création du magazine Elle, elle va fonder L'Express, en 1953, avec son amant Jean-Jacques Servan-Schreiber.
En 1960, Françoise Giroud à 44 ans, et avec "Histoire d'une femme libre", elle fait le bilan de son enfance, de sa carrière dans le monde de l'édition, de ses rencontres, et en particulier des hommes qui ont traversé son existence.
Elle parle tout d'abord son père qui ne l’aime pas, puis de son amour malheureux pour Marc Allégret, et de sa rencontre avec Jean-Jacques Servan-Schreiber.

Jean-Jacques Servan-Schreiber était un homme puissant, et face à lui Giroud a temporisé, cédé, mais elle réalise que ce n'était pas la solution. Il reprend sa vie en main.
Elle est épuisée, fragile, blessée, et pourtant si avide de se reconstruire après cette tentative de suicide.
Travailleuse et intelligente, l'auteure décrit ses combats de femme, ce combat pour être une femme libre !
"Je suis une femme libre. J'ai été, donc je sais être, une femme heureuse... Qu'y a-t-il de plus rare au monde ?", écrit-elle. Ce récit, cette introspection, sont une vraie réussite !

vendredi 16 juin 2017

Détente au parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge, Paris 19e


Le parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge est un parc relativement méconnu. C'est probablement pour cette raison que même lorsqu'il fait beau, le parc n'est jamais bondé.
Ce très joli parc d'une surface de 4,7 hectares est un lieu idéal pour se détendre, profiter de la verdure et admirer la flore qui y est très variée.
C'est dans le 19e arrondissement de Paris que se situe le parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge. La station de métro la plus proche est Pré Saint-Gervais.
Le parc fait partie du quartier d’Amérique et il est également tout proche du quartier de la Mouzaïa.


Le parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge a ouvert en 1939. Il est conçu par l'architecte Léon Azéma dans un style néoclassique, typique de la période des années 1930.
Son nom évoque une ancienne guinguette du Pré-Saint-Gervais. Un nom peu commun.
Le parc est sur plusieurs niveaux et il est très agréable de s'y balader. De plus, il offre une vue dégagée sur la banlieue nord-est de la capitale.
Les vastes pelouses, des fleurs et plantes à profusion, des arbres gigantesques, tout est conçu pour s'y plaire.

Adresse : 5 Avenue Debidour, 75019 Paris