dimanche 15 juillet 2018

"Nouilles froides à Pyongyang" de Jean-Luc Coatalem


Rédacteur en chef adjoint au magazine GEO, Jean-Luc Coatalem s'est rendu en Corée du Nord, et avec le livre : "Nouilles froides à Pyongyang", il nous fait part de ce qu'il a vécu lors de son séjour dans ce pays ô combien fermé et secret.
J'ai trouvé ce livre édifiant, aussi intéressant sur le fond que sur la forme !
Avec "Nouilles froides à Pyongyang", il y a de la justesse, de l'ironie, et après avoir fermé ce livre, on est véritablement éclairé la Corée du Nord et son régime.

Le résumé :
Nul n'entre ni ne sort de Corée du Nord, le pays le plus secret de la planète. Et pourtant, flanqué de son ami Clorinde, qui affectionne davantage Valéry Larbaud que les voyages modernes, et déguisé en vrai-faux représentant d'une agence de tourisme, notre écrivain nous emmène cette fois sur un ton décalé au pays des Kim.
Au programme : défilés et cérémonies, propagande tous azimuts, bains de boue et fermes modèles, mais aussi errances campagnardes et crises de mélancolie sur les fleuves et sur les lacs, bref l'endroit autant que l'envers de ce pays clos mais fissuré.
Un journal de voyage, attentif mais distant, amusé parfois, jamais dupe, dans ce royaume énigmatique dont un diplomate américain affirmait récemment que l'on en savait moins sur lui que sur... nos galaxies lointaines.

Mon avis :
J'ai vraiment beaucoup apprécié ce livre. Comme beaucoup, j'avais pu lire ou entendre différentes informations sur la Corée du Nord, mais là, avec "Nouilles froides à Pyongyang", on est très bien informé sur ce petit pays si mystérieux.
Jean-Luc Coatalem se fait donc passer pour un professionnel du tourisme et visite un des pays les plus fermés du monde, la Corée du Nord.
La visite du pays ne va pas se passer de la manière dont-il l'avait prévu puisque dès son arrivée il va être constamment encadré par le guide, monsieur Kim.

Tous les soirs, et dans le plus grand secret, Jean-Luc Coatalem va s'enfermer dans les toilettes ou de petits espaces et écrire sur un petit carnet ses visites et observations de la journée.
L'auteur est un fin connaisseur de l'Asie et il a d'ailleurs écrit différents livres sur ce thème.
La Corée du Nord était un pays qu'il voulait absolument visiter. Ce qu'il va découvrir dépasse tout ce qu'il avait pu imaginer.

L'auteur écrit : "J'ai le sentiment que ce régime de baudruches a tout perdu depuis longtemps, qu'il n'a surtout jamais rien gagné dans le cœur de chacun que par la force et la terreur. L'empire des Kim reste une contrée de paranoïaques, minée par ses mensonges, maintenue vaille que vaille par ses sujets–victimes, en respiration artificielle."

jeudi 12 juillet 2018

La campagne à Paris dans le quartier de Plaisance, Paris 14e


Le quartier de Plaisance porte bien son nom car il est très plaisant à visiter ! C'est pourtant un quartier dont-on entend relativement peu parler.
Pourtant, il est rempli de petits rues et impasses qui nous donnent l'impression d'être à la campagne. Tout n'y est que calme et verdure.
Le quartier de Plaisance est situé dans le 14e arrondissement de Paris. Placé entre le quartier de Montparnasse et le parc Montsouris, ce coin de Paris a conservé son charme ancien.
Les immeubles et rues ont été assez peu modifiées par des travaux de modernisation.


Dans le quartier de Plaisance, il n'est pas rare de tomber sur des voies bordées de maisons de ville avec des jardins.
Le chant des oiseaux se fait entendre, tout est idéal pour la détente !
Si vous passez dans ce quartier, ne loupez pas la rue des Thermopyles, la Cité Bauer, ou encore la villa d’Alésia. De nombreux artistes ont habité dans ces rues.
C'est définitivement la campagne à Paris !







mardi 10 juillet 2018

Les lectrices de l'artiste italien Federico Zandomeneghi


Federico Zandomeneghi est un peintre impressionniste italien qui va peindre de nombreux portraits, et en particulier, des portraits de femmes en train de lire.
Les lectrices du peintre semblent plongées dans leurs livres, affichant des visages sereins et concentrés.
Dans ses tableaux, les couleurs sont harmonieuses, tout invite à la détente.
En 1874, Federico Zandomeneghi va se rendre à Paris, il va d'ailleurs y passer le reste de sa vie. C'est là qu'il va faire la connaissance des peintres impressionnistes.
Son style de pictural étant proche de l'impressionnisme, il va participer à quatre de leurs expositions, en : 1879, 1880, 1881 et 1886.
Il est vrai que ses tableaux de lectrice peuvent faire penser aux peintures de Renoir ou Manet.


Federico Zandomeneghi (1841-1917), est un peintre italien né à Venise. Son père ainsi que son grand-père étaient sculpteurs.
Zandomeneghi s'inscrit à l'Académie de Venise en 1856. Il va s'initier à la peinture de paysage sur le motif. Peindre en plein air était à cette époque relativement nouveau.
Lors de son arrivée à Paris, il va se lier d'amitié avec les peintres impressionnistes, Degas faisant partie de ses plus proches amis.
Le marchand d'art Durand-Ruel va présenter les œuvres de Federico Zandomeneghi aux États-Unis, et le succès va être au rendez-vous, ce qui va permettre à l'artiste de vivre confortablement de son art.






dimanche 8 juillet 2018

L'église Saint-Germain-de-Charonne, Paris 20e, un air de village


L'église Saint-Germain-de-Charonne est un bel édifice classé au titre des monuments historiques depuis 1923.
Cette église parisienne a la particularité de ressembler à une église d'un petit village. Elle fut d'ailleurs l'ancienne église du village de Charonne à partir du 15e siècle.
Située dans le 20e arrondissement de Paris, elle est au 4 place Saint-Blaise. Elle domine la jolie rue Saint-Blaise.
Afin d'accéder à l'église Saint-Germain-de-Charonne, le plus simple est de descendre à la station de métro Porte de Bagnolet.


L'église Saint-Germain-de-Charonne conserve quelques vestiges du 12e siècle. La construction date essentiellement des 15e et 18e siècles.
C'est une des rares églises parisiennes qui possède encore un petit jardin, et son cimetière, qui est situé juste derrière les bâtiments.
Cette église sera célèbre grâce aux nombreux tournages de films qui vont se dérouler dans ses murs : "Les Tontons flingueurs", "Une veuve en or", ou encore "Au bon beurre".
Elle a récemment été rénovée, et elle a retrouvé son charme d'antan.





jeudi 5 juillet 2018

Les sculptures d'Aristide Maillol, au musée Maillol, Paris 7e


Le musée Maillol propose des expositions temporaires et permanentes. Les expositions temporaires permettent d'exposer différents artistes, alors que les expositions permanentes sont consacrées à l'artiste Aristide Maillol.
Aristide Maillol (1861-1944), est un peintre, graveur et sculpteur français.
Après une carrière d'artiste peintre, il va entièrement se consacrer à la sculpture, vers l'âge de quarante ans. Avec Rodin, il sera l'un des plus célèbres sculpteurs de son temps.
Une grande partie de ses sculptures sont exposées au musée Maillol, qui est situé au 61 de la rue de Grenelle, dans le 7e arrondissement de Paris.
Ces sculptures sont magnifiques. Les visages sont très expressifs, les traits sont aussi fins que délicats.


Créé en 1995 par Dina Vierny, muse du sculpteur Aristide Maillol, ce musée présente de nombreuses œuvres de l'artiste.
Avec ses 4250 m² de superficie, les salles consacrées aux œuvres de Maillol méritent que l'on s'y attarde. On découvre un talentueux sculpteur.
Une des pièces du musée Maillol est dédiée aux sculptures grandeur nature de Maillol. Ces femmes sculptées dans la pierre ont des corps et visages exceptionnels de précision.
La perfection des proportions des statues est flagrante.






mardi 3 juillet 2018

Les délicats portraits du peintre japonais Shinsui Itō


Shinsui Itō est un artiste japonais qui a réalisé de nombreux portraits de femmes. Ses portraits tout en harmonie et en finesse vont lui apporter le succès. 
Ce peintre fut l'un des représentants du mouvement Shin-hanga. Les artistes de ce mouvement étaient inspirés par les impressionnistes. Ils ne se souciaient pas des contraintes techniques et peignaient selon leurs propres règles.

Shinsui Itō (1898-1972), de son vrai nom Hajime Itō, est né dans le quartier Fukagawa de l'arrondissement Kōtō-ku, de Tokyo.
Après la faillite de l'entreprise de son père, le jeune garçon va être forcé d'abandonner l'école primaire en troisième année. Il va devenir apprenti dans à un atelier d'impression. C'est là qu'il va être initié aux arts.
En 1911, Itō est accepté comme apprenti auprès de Kiyokata Kaburagi, et il va publier sa première gravure sur bois l'année suivante.
Le talent de Shinsui Itō est indéniable et à partir de 1912, ses peintures vont être exposées. Les critiques sont élogieuses et l'artiste rencontre le succès rapidement.


Itō va créer son atelier indépendant en 1927. Sa technique de peinture est unique, il n'hésite pas à mélanger les couleurs douces et vives. Son trait est précis, fin et détaillé.
Shinsui Itō va exceller dans l'art du portrait. Ses œuvres présentent des femmes aux costumes raffinés, et aux visages expressifs. Certaines ont des regards lointains, mystérieux.
Les poses de ses modèles sont élégantes.
Au cours de la période d'après-guerre, Shinsui Itō fut considéré comme l'une des personnalités les plus célèbres et respectées au Japon.
En 1958, il sera élu membre de l'académie japonaise des arts, et en 1970, il sera élevé dans l'Ordre du Soleil levant.




dimanche 1 juillet 2018

La rue du Figuier, Paris 4e, le médiéval à Paris


La rue du Figuier est une des plus anciennes rues de Paris. Elle est remarquablement bien conservée et Paris prend des allures moyenâgeuses.
Située dans le 4e arrondissement de Paris, la rue du Figuier commence au 5 rue du Fauconnier et se termine au 25 rue Charlemagne.
Les stations de métro les plus proches sont Saint-Paul et Pont-Marie.
La légende veut que si cette rue porte ce nom, ce soit parce qu'un figuier qui se trouvait au milieu du petit carrefour situé devant l'hôtel de Sens, gênait le passage du carosse la reine Margot. Elle le fera arracher en 1605.


Cette belle voie parisienne portait déjà le nom de rue du Figuier en 1300.
À la fin du Moyen Âge, l'archevêque de Sens y avait sa résidence : l'hôtel de Sens. ce bâtiment est un rare témoignage de l'architecture civile médiévale à Paris.
Après la visite de la rue du Figuier, ne manquez d'aller vous détendre au superbe jardin de l'Hôtel de Sens. L'endroit est à ne pas manquer !