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samedi 13 juin 2020

"Le mystère Lagerfeld" de Laurent Allen-Caron


Un livre sur Karl Lagerfeld, personnage si mythique et énigmatique du monde de la mode, si unique qu'on le pensait immortel ! Voilà qui m'a intrigué. Ce livre de Laurent Allen-Caron est excellent.
"Le mystère Lagerfeld", rien que le titre nous en dit long sur le personnage. Il est vrai que plus mystérieux que Lagerfeld, il faut trouver !
Cette biographie se lit comme un roman. Le personnage principal était on ne peut plus romanesque.
L'auteur, avec les nombreux témoignages qui composent cet ouvrage, nous éclaire sur Karl Lagerfeld.


Le résumé :
Son apparence et sa vie fascinent, intriguent. Karl Lagerfeld, le kaiser des podiums, le parrain de la mode s’est toujours dissimulé derrière des masques.
Son mystère s’épaissit quand on croit le saisir. Lui-même le reconnaît : « Je souhaite être une apparition. Ça apparaît, ça disparaît. » Mais qui se cache vraiment derrière les lunettes noires les plus célèbres du monde ?
Quelle est la véritable histoire et le passé de cet homme qui ne voudrait vivre que dans le présent ?
Laurent Allen-Caron a rencontré les témoins de l’ombre. Ceux qui ont bien voulu parler pour la première fois et retracer l’étonnant parcours d’un enfant allemand pour qui Paris représentait un rêve et une ambition.

Mon avis :

Au fil des pages, on fait la connaissance du petit Karl, puis du jeune homme, et du grand couturier qu'il va devenir. C'est passionnant, tout comme l'était Lagerfeld.
Il voulait être unique, sa propre création... Il a réussi.
Derrière ses lunettes noires, fut une époque son éventail, ses mitaines, ses bagues, et son look toujours très travaillé, Lagerfeld est devenue une icône de mode, de son vivant !
On découvre un homme érudit, se passionnant de tout et pour tout. Son plus grand plaisir dans la vie sera de s'instruire et de créer.
Capable de lire une vingtaine de livres en même temps, toujours à la recherche de différentes inspirations, le couturier était sans cesse en action, dessinant des croquis tous les jours.
Il fera les beaux jours de Chanel, Fendi, Chloé, et de sa propre marque, Lagerfeld.

Avec "Le mystère Lagerfeld" de Laurent Allen-Caron, on lit également tout l'amour et la fidélité que Karl Lagerfeld aura pour Jacques de Bascher. Son unique amour.
Personnage sulfureux, Jacques de Bascher entretiendra une liaison avec Yves Saint-Laurent, déclenchant la fureur de Pierre Bergé. Une fois de plus, Lagerfeld va pardonner.
Si l'entourage du styliste va souvent perdre pied, Lagerfeld, lui, gardera toujours la tête froide. Jamais d'alcool, de tabac, et encore moins de drogues. Le travail, encore et toujours.
Styliste et dessinateur de génie, il voulait vivre constamment dans le présent.
J'ai aimé ce livre car il lève le voile sur un homme profondément humain, faisant profiter ses proches de son train de vie somptueux, et restant toujours fidèle à ses amis.
Cet ouvrage autobiographique bien écrit se lit très vite, et son personnage captive.
Sensible, pudique, créant sa légende, talentueux, Karl Lagerfeld est un parfait sujet pour un auteur.

lundi 9 mars 2020

"Dior for ever" de Catherine Örmen, le livre qui retrace l’histoire de Dior


"Dior for ever" de Catherine Örmen est un superbe livre que j'ai lu avec grand plaisir. On découvre grâce à cet ouvrage près de soixante-dix ans d'histoire de la maison Dior.
Des photos historiques et plus de 300 illustrations permettent de tout savoir sur l'une des plus prestigieuses maisons de Couture française !
Pour continuer dans l'enchantement, des croquis de Christian Dior et autres dessins sont également visibles dans "Dior for ever".
C'est un véritable travail d'archives que l'auteure, Catherine Örmen, a accompli.
Catherine Örmen est historienne de mode et responsable du fonds XXe siècle au musée de la Mode et du textile des Arts Décoratifs. Elle connaît donc très bien son sujet.


"Dior for ever" retrace la vie et l'extraordinaire parcours de Christian Dior, mais aussi celui de ses successeurs qui vont être à la tête de la célèbre maison.
Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Hedi Slimane, Raf Simons, tous sont présents dans le livre. Ce qui permet de voir toute l'évolution de Dior.
Les photos sont superbes, et que dire de toutes ces magnifiques tenues Dior ? Du grand art.
Avec "Dior for ever", la Haute Couture française nous révèle bien des talents.




mardi 27 août 2019

"Madame l'étrangère : La princesse Palatine" de Jacqueline Duchêne


"Madame l'étrangère : La princesse Palatine" de Jacqueline Duchêne, est un roman historique qui s'appuit sur la correspondance de la princesse Palatine.
On fait la connaissance de la princesse Palatine Elisabeth-Charlotte de Bavière, femme de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV.
C'est un livre très bien écrit et qui permet de découvrir une princesse aussi franche qu'attachante, bien en avance sur son temps. 

Le résumé :
1671. La princesse Palatine Elisabeth-Charlotte de Bavière arrive en France pour épouser le duc d'Orléans, Monsieur, frère du roi.
Elle sait qu'elle aura, au coeur de la cour la plus brillante d'Europe, le titre prestigieux de Madame, mais que l'homme à qui elle est promise n'aime pas les femmes.
La Palatine devra lutter. Contre la mélancolie de l'expatriation, contre les complots des favoris de son mari. Subir aussi la volonté de Louvois, décidé à détruire son Palatinat.
Affronter l'hostilité de la Maintenon qui intrigue, contre les enfants de Liselotte, en faveur des bâtards de la Montespan.
Au milieu de tous ces tourments, la complicité de Louis XIV est le seul rayon de soleil de la Palatine.
Le franc-parler de l'étrangère, son insolence, son goût de la chasse et de la vie plaisent infiniment au monarque, quand il n'est pas contraint par ses maîtresses de prendre ses distances avec elle.
La Palatine vit, la Palatine résiste et surtout, la Palatine écrit des centaines de lettres pleines d'esprit et témoignant d'un sens aigu de l'observation.
Et c'est à partir de cette correspondance mordante que Jacqueline Duchêne a construit ce roman d'une belle intensité, qui met en lumière l'une des femmes les plus attachantes du Grand Siècle - et la plus surprenante.

Mon avis :
Sans hésitation, j'ai adoré ce livre de Jacqueline Duchêne qui s'inspire de la correspondance de la princesse Palatine. Quelle femme avisée, attachante et sincère ! Elle est très certainement l'un des personnages les plus intéressants de l'époque de Louis XIV.
Ce livre revient sur une personnalité historique de premier plan, femme du frère de Louis XIV, qui sera la confidente du Roi.
C'est aussi une femme franche et sincère, qui tranchait avec la plupart des personnages qui composaient la cour de Louis XIV. C'est justement ce caractère entier et vrai qu'aimait tant le Roi !
Un sacré caractère qui fait souvent rire par ses remarques et observations.
Au sujet de Ninon de Lenclos, amie de la Maintenon, la Palatine écrivait:
"Songez que, dans la même famille, Ninon a eu parfois pour amants le grand-père, le père et le petit-fils... Maintenant, elle s'est rangée. À soixante-dix-huit ans, avouez que c'est une belle carrière !"

Son époux Philippe, lui préférait ses favoris, mais la princesse Elisabeth-Charlotte de Bavière, surnommée Liselotte, s'en consolait, vouant admiration et amour à Louis XIV.
Le Roi ne va pourtant pas l'épargner, faisant passer ses intérêts avant tout.
Avec "Madame l'étrangère : La princesse Palatine" de Jacqueline Duchêne, on entre à la cour du Roi, où les intrigues, les coups bas et les manipulations font partie du quotidien.
La princesse aura la vie rude, devant se méfier de tous et déjouer les mauvais tours. Il n'est pas étonnant qu'elle ne se plût pas à la cour de Versailles.
Femme curieuse et avide de connaissances, Liselotte s'intéressait à tout : la science, les lettres et les arts.

Ce livre que j'ai lu très vite m'a beaucoup appris sur la Palatine et les personnes de son entourage.
La princesse avait le luxe et les titres, mais sa vie ne fut pas des plus faciles. Il fallait une bonne dose d'autodérision pour ne pas sombrer à la cour de Versailles !

mardi 13 août 2019

"La vie en son royaume" de Christian Signol. Un bon moment détente


Christian Signol est un auteur que j'aime lire car ses récits offrent de bons moments d'évasion. De plus, j'aime son écriture et la manière dont-il construit ses histoires.
Avec "La vie en son royaume", j'ai passé un excellent moment et j'ai lu les tranches de vie de ce jeune médecin de campagne avec beaucoup de plaisir !
Un joli roman avec de nombreux personnages attachants.

Le résumé :
Après son internat, le jeune Dr Vialaneix accepte l'offre du maire d'une petite commune du Limousin de s'installer dans la maison de santé du village.
Tout en alternant les visites à domicile et les consultations au cabinet, il est témoin de la disparition d'une génération touchée par la maladie, l'isolement et la solitude.

Sa rencontre avec l'infirmière de cette unité de soins lui apporte la force et le réconfort dont il a besoin pour exercer son métier.
Plus qu'un métier, en réalité : une vocation, qui le pousse à prendre sous son aile une adolescente pleine de vie qui lutte contre le cancer.
Pendant une année, au rythme des saisons, le Dr Vialaneix va nous faire partager ses combats, ses échecs, mais aussi ses succès

Christian Signol brosse le tableau d'une campagne magnifique mais désertée, en un émouvant hommage aux médecins de campagne trop souvent démunis pour accompagner au quotidien ceux qui luttent avec courage et s'efforcent de croire encore à un bonheur possible.

Mon avis :
"La vie en son royaume" de Christian Signol, est un roman que j'ai trouvé passionnant dès les premières lignes. Une fois que l'on a ce livre dans les mains, il est difficile de le quitter avant de l'avoir terminé !
Le jeune médecin Adrien Vialaneix s'installe dans une petite commune du Limousin, aidé d'une secrétaire et de la jolie et pétillante Mylène, qui est infirmière.
Adrien va enchaîner les visites à domicile et les consultations au cabinet.
C'est là que le roman prend toute sa profondeur car Christian Signol permet au lecteur de rencontrer des patients attachants, parfois loufoques, voire même drôles.

Parmi tous ces patients, il y a les belles histoires de Daniel de Miremont, un homme raffiné et peu sur de lui, demandant des conseils en séduction au docteur.
Il y a également les touchantes histoires de ce frère et cette soeur, inséparables, ou encore celle de Marion, jeune adolescente qui lutte contre un cancer.
D'autres personnages sont plus légers, comme la poétesse, fantasque et voulant séduire le jeune docteur.
Adrien est médecin par vocation, et il se donne sans limite pour ses patients, ayant parfois du mal à prendre du recul.
Dans "La vie en son royaume", les sujets sur la médecine sont crédibles, ce qui fait parfois défaut à certains romans.

L'histoire et le duo formé par Adrien et Mylène sont également bien décrits.
Enfin, il y a cette campagne française sur laquelle Christian Signol écrit si bien.
On a l'impression d'y être !
"La vie en son royaume" est un roman réussi et positif, et qui est un hommage à ces dévoués médecins de campagne.

mardi 2 juillet 2019

"Baronne Blixen" de Dominique de Saint Pern. La vie de l'héroïne d'Out of Africa


Out of Africa, film mythique incarné par les non moins mythiques Meryl Streep et Robert Redford. Ce film de Sydney Pollack est sorti en 1985 mais il est toujours aussi passionnant à regarder.
Le film retrace une partie de la vie de Karen Christence Dinesen et de sa si belle passion pour Denys Finch Hatton.
Out of Africa est adapté du roman autobiographique "La Ferme africaine" de Karen Blixen.
Aussi, lorsque je suis tombé sur "Baronne Blixen" de Dominique de Saint Pern, j'ai voulu en savoir plus sur la célèbre Baronne Blixen.
Dominique de Saint Pern dresse le portrait d'une femme courageuse et tenace, souvent admirable, mais parfois exécrable. Un personnage romanesque !

Le résumé :
Karen Blixen, roman. La baronne a eu en effet la vie la plus romanesque qui puisse être.
On serait tenté de dire : les vies. Chasseresse africaine au Kenya, hôtesse mondaine dans sa demeure maritime de Rungstedlund au Danemark, conteuse au profil acéré d’oiseau de proie, amoureuse et amante, de Denys Finch Hatton à sa dernière passion nordique, Thorkild BjØrnvig, un poète de trente ans son cadet ! Écrivain et démiurge, mondialement célébrée et lue.

Comment chanter sa singularité, sa liberté, son souverain mépris des codes et des convenances ?
Dans ce roman vrai, de l’Afrique au Danemark, de New York à Londres, c’est toute une folle époque qui revit ici en couleurs et en cinémascope : Dominique de Saint Pern ressuscite la femme courageuse et la diablesse, mais aussi l’âme de cet âge d’or où l’on savait aimer, écrire et mourir en beauté.

Mon avis :
Tout au long de ma lecture, j'avais des images d'Out of Africa qui me revenaient en mémoire et j'ai aimé ces souvenirs car ce film est pour moi une totale réussite.
La journaliste Dominique de Saint Pern revient sur la vie pour le moins mouvementée de Karen Blixen.
Cette aristocrate danoise qui sera propriétaire d'une plantation au Kenya, puis écrivain, va devoir lutter pour ses passions et elle ira au bout d'elle-même à de nombreuses reprises.
Le livre peut se séparer en deux parties, la Karen Blixen du Kenya, passionnée et indomptable, et la Baronne Blixen, femme mondaine et écrivain, excentrique et autoritaire.

Karen Blixen va vivre deux existences radicalement différentes mais elle aura toujours cette force et ce courage qui ne la quitteront jamais.
La vie africaine de Blixen est certainement celle que j'ai trouvé la plus intéressante, car mener une plantation en Afrique à cette époque n'était pas chose facile, surtout pour une femme.
Seule et avant-gardiste, devant gérer une plantation en faillite, Karen Blixen va rencontrer l'amour et vivre une folle passion avec le beau Denys !
De retour au Danemark, elle commence une deuxième vie, et devient un écrivain à succès.
Dominique de Saint Pern éclaire le lecteur sur la vie d'une femme touchante.

Puis la Baronne devient une star de la littérature, et elle se fait un plaisir de donner des conseils à tout va !
Il y a cette rencontre avec le jeune poète danois Thorkild Bjornvig, et Karen Blixen devient dominatrice et impossible, allant jusqu'à vouloir rompre le mariage de Thorkild Bjornvig.
Karen Blixen apparaît sous différentes facettes, humaine et sincère, machiavélique et séductrice.
Une chose est certaine, avec la Baronne Blixen, on ne s'ennuie jamais !

dimanche 14 avril 2019

"Féline" de Bu Hui-ryeong. L'amitié entre un chat vagabond et une adolescente


Je suis tombé sur ce livre à la librairie du musée Guimet, dans la sélection des livres des auteurs coréens. Précisons qu'il n'est pas nécessaire de payer l'entrée du musée pour accéder à la librairie.
Après avoir lu la 4e de couverture, je me suis dit que "Féline" serait probablement une agréable lecture, et je confirme cette impression !
On s'attache vite aux personnages, et le regard que le jeune chat porte sur les humains est excellent : doux, critique, et souvent juste.
"Féline" de Bu Hui-ryeong est un beau roman poétique.


Le résumé :
Voici un jeune chat errant, qui doit srumonter les difficultés de la vie après la disparition de sa mère.
Voici une adolescente un peu sauvage qui vit seule avec sa grand-mère et fuit le contact avec les autres, de peur d'être blessée.
Tous deux se rencontrent dans un parc, et aussitôt, le chat croit reconnaître en elle un de ces êtres de légende qui comprennent le langage des chats.
C'est sûr, ils sont faits l'un pour l'autre !
Une belle histoire d'amitié entre un jeune chat vagabond et une adolescente, qui apprennent ensemble à affronter la vie, leurs peurs et leur solitude.

Mon avis :

"Féline" de Bu Hui-ryeong est une jolie histoire entre un jeune chat vagabond de 6 mois et une adolescente rebelle. Tous les deux, ils vont apprendre à vivre ensemble, malgré leurs différences.
La particularité de ce récit est le fait que le narrateur soit le chat. Minet, nous raconte sa vie de chat des rues, son attachement à ses "humains" et ses impressions sur le monde des bipèdes :
"Il arrive parfois que les humains se montrent plus sages que nous, mais pas toujours. Sur deux points, ils sont particulièrement bêtes.
Tout d'abord, ils sont incapables d'oublier le passé. Ensuite, ils s'inquiètent à l'avance de l'avenir. Du coup, ils ratent le plus important : le présent.
Ils ignorent la valeur de ce qu'ils possèdent. Ils désirent toujours ce qu'ils ne peuvent pas obtenir. Quelle bêtise !"


L'auteure de "Féline", Bu Hui-ryeong, a très bien su décrire le monde des petits félins, leur attitude à la fois douce, fière et indépendante.
Deux parcours se croisent et se rencontrent, celui de Minet et de Minyeong, jeune fille au caractère affirmé et qui souffre secrètement d'un manque d'amour. Elle vit avec sa grand-mère, souvent maladroite avec l'adolescente.
Minet et Minyeong vont apprendre à se faire confiance, tous deux affrontant leurs doutes et angoisses.
La famille habite dans un quartier pauvre de Séoul, et grâce à ce livre le lecteur découvre le mode de vie des coréens.

La lecture de "Féline" est subtile, comme savent si bien le faire les auteurs asiatiques.
"Féline" de Bu Hui-ryeong est un roman qui se lit très vite, et après l'avoir fini, je me suis dit qu'il ferait une belle adaptation pour un film, un dessin animé, voire une série coréenne !

mercredi 20 mars 2019

"Petit traité de vie intérieure" de Frédéric Lenoir


"Petit traité de vie intérieure" de Frédéric Lenoir, est un livre qui mélange philosophie et art de vivre. Comment trouver le bonheur, éclaircir sa vie, en se référent aux philosophes ?
C'est également un livre personnel, ou l'auteur parle de ses expériences, de ses doutes et bonheurs, en donnant des clés pour mieux vivre.
Il est très agréable de se plonger dans ce livre, et pourquoi pas de temps en temps relire certains passages, quand on cherche des réponses ou quand on traverse des moments incertains.

Le résumé :

De tous mes livres de philosophie et de spiritualité, celui-ci est certainement le plus accessible, mais sans doute aussi le plus utile. Car ce n'est pas un savoir théorique que je cherche à transmettre, mais une connaissance pratique, la plus essentielle qui soit : comment mener une vie bonne, heureuse, en harmonie avec soi-même et avec les autres.
Ce que je dis ici avec des mots simples et des exemples concrets, comme au cours d'une conversation avec un ami, est le fruit de trente années de recherches et d'expériences.
Mon témoignage personnel importerait peu s'il n'était éclairé par la pensée des philosophes et des sages de l'humanité qui ont marqué ma vie : le Bouddha, Confucius, Socrate, Aristote, Épicure, Épictète, Jésus, Montaigne, Spinoza, Schopenhauer, Lévinas parmi d'autres.
Exister est un fait, vivre est un art. Tout le chemin de la vie, c'est passer de l'ignorance à la connaissance, de la peur à l'amour.

Mon avis :
Il m'est arrivé de tomber sur des interviews de Frédéric Lenoir, qui est philosophe et a étudié les spiritualités du monde. J'ai trouvé ses interventions pleines de bon sens, et c'est pourquoi je me suis laissé tenter par ce livre. 
"Petit traité de vie intérieure" n'est pas qu'un énième livre de développement personnel fait d'exercices et de conseils à pléthore. C'est une suite de réflexions sur la vie, un chemin à prendre, et une confiance à acquérir.
De nombreux thèmes sont abordés : confiance et lâcher prise, agir et non agir, méditer, devenir libre, l'amour de soi, le "ici et maintenant"...
Chaque lecteur peut y puiser des données précieuses, et trouver des clés à des interrogations.

"Quand nous entendons le mot "amour", nous pensons immédiatement à autrui : on aime ses enfants, ses parents, ses amis, son conjoint. Nous avons été façonnés en ce sens par des siècles, voire des millénaires de traditions spirituelles et philosophiques...
Nous en sommes arrivés à occulter une dimension essentielle, qui est le fondement même de l'amour : l'amour de soi."


"Petit traité de vie intérieure" de Frédéric Lenoir possède une belle écriture, de nombreuses références aux philosophes, mais le livre est accessible à tous. Il n'est pas nécessaire d'avoir un doctorat en philosophie pour comprendre le sens des phrases.
J'ai aussi beaucoup apprécié les connaissances par rapport aux religions que Frédéric Lenoir expose dans ses chapitres. La religion Chrétienne et Islamique, mais aussi le bouddhisme sont des sujets que l'auteur maîtrise parfaitement.
Frédéric Lenoir fait part de ses expériences personnelles, et cela permet au lecteur d'entrer encore plus facilement dans les thèmes abordés. On fait un joli voyage intérieur avec cet ouvrage dont les pages sont de bon conseil mais jamais moralisatrices ou directives.

mardi 12 mars 2019

"Soleil Levant" de Chi Li. La vie d'un ménage chinois des années post maoïste


Dans ce livre, Chi Li raconte les difficultés d'un jeune couple chinois des premières des années post maoïste. Ils viennent de se marier, et la jeune femme apprend qu'elle est enceinte.
Nous entrons dans le quotidien des chinois des années 80, et faisons la connaissance de Zhao Shengtian et Li Xiaolan, jeunes parents confrontés à la réalité d'une vie de famille.
Avec "Soleil Levant", Chi Li dresse des portraits réalistes et émouvants.

Le résumé :
Après une cérémonie de mariage passablement mouvementée, un couple doit partir en voyage de noces.
C'est à l'aéroport, alors qu'ils attendent leur avion, que les nouveaux mariés apprennent, abasourdis, que la jeune épousée est enceinte. Leur vie va prendre dès lors un tout autre tour...

Ce bref roman passe en revue les multiples difficultés auxquelles le jeune couple se voit confronté : la tentation de l'avortement, les démarches administratives à entreprendre pour obtenir l'autorisation de naissance ou le certificat d'enfant unique, l'accouchement, les réactions des grands-parents à l'annonce du sexe du nouveau-né, le casse-tête des nounous...

Dans un style à l'ironie mordante, sur fond de problèmes sociaux et de scènes de ménage, Chi Li brosse le tableau de la Chine des premières années de l'ère post maoïste, quand les Chinois, qu'on invitait alors à s'enrichir, ont découvert, éblouis, les joies de la consommation...

Mon avis :
"Soleil Levant" de Chi Li, est un livre que j'ai beaucoup aimé. L'écriture est réaliste et émouvante.
Née en 1957, l'auteure a exercé la médecine pendant plusieurs années avant de se consacrer à l'écriture. C'est peut-être pour cette raison qu'elle sait parfaitement décrire une grossesse, l'accouchement, et les angoisses qui vont avec.
Ce joli roman est très intéressant car il permet d'en apprendre beaucoup sur la Chine post maoïste qui va s'ouvrir à toute vitesse à la société de consommation.
Le quotidien de deux jeunes gens, Zhao Shengtian et Li Xiaolan est décortiqué avec beaucoup de réalisme par l'auteure.

Si dans "Soleil Levant", Chi Li fait preuve d'une écriture directe, il reste de belles phrases élégantes : "Le monde a beau être accablé de malheurs, rien n'empêche jamais les enfants de sortir comme les pousses de bambou après une averse de printemps."
Puis l'enfant naît, c'est une fille, et de nombreuses questions liées à la maternité et à la paternité sont posées. La recherche d'une nounou, le choix du lait en poudre, les démarches administratives...
Il y a l'histoire de ce jeune couple qui communique de moins en moins, et leurs familles qui mettent une pression constante sur la manière dont-ils doivent élever leur enfant.
Avoir un enfant en Chine au début des années 80 n'était pas simple. Tout était entre tradition et modernité.
"Soleil Levant" de Chi Li est un roman qui permet de faire connaissance avec un couple qui a bien du mal à se trouver, mais qui est toujours attachant.

vendredi 8 mars 2019

TAG : Mon rapport à la lecture


Il est plutôt rare que je fasse des tags, mais j'ai vu celui-ci chez, Mlle Little cup of tea bouquine, et je l'ai trouvé très sympa. Il pose de bonnes questions sans être intrusif.
Un Tag sur mes livres, mes lectures, voilà un sujet qui m'intéresse !
N'hésitez pas à reprendre ce tag si l'envie vous vient de répondre à ses différentes questions. 
C'est parti pour mes réponses sur mes habitudes de lectures, et autres sujets bouquins :


Quel est ton rythme de lecture ?

Je lis environ 2 heures par jour, tous les jours. Lire m'est indispensable, ça me permet de m'évader, d'apprendre, de découvrir... Une journée sans lire, et j'ai un sentiment de manque.    

Un ou plusieurs livres en même temps ?


Toujours un seul livre à la fois. J'ai tenté d'en lire plusieurs en même temps, mais j'ai du mal avec cette pratique. J'aime me plonger dans un livre, et un seul.
Par contre, je lis pas mal de revues sur l'art en même temps que mes livres : Beaux-arts magazine, Connaissances des arts, Art actualités.

Papier ou ebook ?

Définitivement papier ! On m'a pourtant offert une liseuse mais je ne m'en sers pas.
J'adore le contact du papier, tourner les pages. J'aime sentir mes livres. Il m'arrive de sentir une odeur de grenier, de cave... J'imagine où ces livres ont pu être, qui sont les lecteurs qui ont tenu ces livres avant moi.
J'achète tous mes livres d'occasion, principalement chez Emmaüs et lors des brocantes, ou je les emprunte à la médiathèque.
J'aime l'idée qu'un livre circule. J'en garde donc peu. Une fois que j'ai fini mon livre, je le rapporte chez Emmaüs, et parfois je le laisse dans le métro, un train, sur un banc. Un livre doit avoir plusieurs vies.

Relis-tu tes livres ?

C'est très rare. Il m'arrive cependant de relire certaines biographies de personnes qui m'inspirent.
Par contre je ne relis jamais un roman car une fois que je connais la fin, je considère que j'en ai fini avec le livre.

Quel genre de livres lis-tu principalement ?
J'aime beaucoup varier les styles et les auteurs. Mes sujets de prédilection restent les biographies et autobiographies. J'aime aussi énormément la littérature asiatique que je trouve d'un grand raffinement.
En revanche j'ai du mal avec la SF et les BD.

Quel est ton rapport avec ta PAL ?

Excellent ! J'ai toujours besoin d'avoir une dizaine de livres qui m'attendent. Comme ça, je sais que je ne serais jamais en manque !

As-tu déjà eu une panne de lecture ? Que fais-tu pour en sortir ?

Ah non, ça ne m'est jamais arrivé, même si parfois il m'est arrivé de moins lire, étant plus porté sur des séries ou films à certains moments de ma vie.

Qu’est-ce qu’un lecteur ?

Une personne qui aime découvrir, qui aime les mots, s'évader, apprendre...

lundi 25 février 2019

"Petite fleur de Mandchourie" de Xu Ge Fei


"Petite fleur de Mandchourie" de Xu Ge Fei est un livre que je ne regrette vraiment pas d'avoir acheté. Cette autobiographie est passionnante !
Fei raconte son incroyable parcours avec lucidité et une grande franchise.
L'écriture est soignée, on apprend à connaître une battante, une jeune fille libre et indépendante qui va littéralement prendre son destin en main.

Le résumé :
Née dans un camp forestier du nord de la Chine, cette jeune Chinoise s’est juré de sortir de la misère. Arrivée en France à force de courage et de volonté, elle s’est fixé un nouvel objectif : faire aimer la Chine aux Français.

"Dans mon bureau à Shanghai, une étrange apparition me tétanise : un petit cochon noir l’œil droit cerné d’une tache rose me regarde. Personne ne le voit sauf moi.
Que m’arrive-t-il ? Serais-je gravement malade, comme grand-mère qui voyait des renards avant sa mort ? Pourtant je n’ai que 27 ans et encore tant de choses à accomplir…
A ma naissance, mes parents avaient tout juste de quoi nous nourrir, mon frère et moi. Notre seule richesse, c’était le savoir de grand-père.
Mais moi, comme j’étais une fille, je n’avais pas le droit d’écouter les leçons qu’il donnait à mon frère.
Grand-père m’a tant répété que je ne comptais pas que je me suis fait une promesse : j’apprendrai et en plus, je donnerai à toutes les filles les livres qu’on leur refuse. Et moi seule déciderai de la vie que je veux mener."

Des forêts de Mandchourie jusqu’à Paris, Fei raconte son incroyable destinée. Sans argent ni diplômes, dans une Chine en pleine mutation, cette autodidacte emprunte des chemins escarpés qui la mènent en France, son pays de cœur.
Son ambition désormais est de faire connaître la Chine qu’elle aime tant, sa culture millénaire, ses richesses modernes et ses paradoxes pour que cette grande puissance cesse de faire peur et fasse rêver.

Fei est arrivée à Paris à l’âge de 24 ans.
Il y a deux ans, elle a décidé de lancer sa maison d’édition pour se consacrer à sa passion : les échanges culturels entre la Chine et l’Occident, à travers l’adaptation de bandes dessinées chinoises.
Cette année, elle a décliné les aventures du Juge Bao, aussi célèbre en Chine que Maigret en France.

Mon avis :
"Petite fleur de Mandchourie" de Xu Ge Fei est un livre qui m'a passionné à bien des égards. J'en ai beaucoup appris sur la Chine au temps du communisme, puis sur cette gigantesque puissance en pleine mutation.
Et bien évidemment, il y a le destin de Xu Ge Fei, cette petite fille interdite de lecture, considérée comme inférieure vis-à-vis de son frère, car seul le garçon compte.
Fei va aller au bout de ses passions et de ses aspirations, elle va lutter et apprendre, encore et encore.
"Petite fleur de Mandchourie" est l'autobiographie d'une jeune chinoise qui assiste au plein essor de son pays et qui décide de s'y faire une place.
Mais rapidement la Chine ne suffit plus à cette jeune fille avide de connaissances, il lui faut voyager, découvrir d'autres cultures. Alors, Fei apprend les langues, et en particulier le Français.

Après avoir connu bien des embuches pour réussir en Chine, Fei s'installe à Paris, et les galères vont derechef arriver !
J'ai beaucoup aimé son regard sur la France et les français, ses lignes sur Paris qu'elle découvre émerveillée, et une fois de plus, elle nous livre ses impressions sans concessions.
C'est un récit sincère, dans lequel Xu Ge Fei parle de ses doutes, craintes, envies, rencontres...

Dans "Petite fleur de Mandchourie" il y a des passages que j'ai trouvés très émouvants, notamment ceux dans lesquels Fei nous parle de ses parents et de son frère.
Quelle magnifique famille !
Les parents de Fei vont aller jusqu'à tout vendre pour la réussite de leur fille. Ils ne vont jamais cesser de l'aider, de la soutenir, même si les choix de leur fille n'ont rien à voir avec les leurs.
"Petite fleur de Mandchourie" de Xu Ge Fei est un livre que je recommande vivement.

mardi 5 février 2019

"L'arbre du pays Toraja" de Philippe Claudel


Philippe Claudel est un auteur que j'adore lire car il passe facilement d'un univers à l'autre dans ses livres, et son écriture est toujours très agréable.
C'est un auteur qui pose des questions, qui amène le lecteur à réfléchir, et qui sait intéresser dès les premières pages.
Je suis tombé sur "L'arbre du pays Toraja" à la médiathèque. J'ai voulu savoir ce que ce titre étonnant et cette jolie couverture bleue aux feuilles vertes cachaient. 
Une fois le livre ouvert, je ne l'ai plus lâché !

Le résumé :
Qu’est-ce que c’est les vivants ? À première vue, tout n’est qu’évidence. Être avec les vivants. Être dans la vie. Mais qu’est-ce que cela signifie, profondément, être vivant ?
Quand je respire et marche, quand je mange, quand je rêve, suis- je pleinement vivant? Quand je sens la chaleur douce d’Elena, suis-je davantage vivant? Quel est le plus haut degré du vivant?

Un cinéaste au mitan de sa vie perd son meilleur ami et réfléchit sur la part que la mort occupe dans notre existence.
Entre deux femmes magnifiques, entre le présent et le passé, dans la mémoire des visages aimés et la lumière des rencontres inattendues, L’Arbre du pays Toraja célèbre les promesses de la vie.

Mon avis :

Le narrateur de "L'arbre du pays Toraja" s'est rendu sur l'île de Sulawesi, en Indonésie, au printemps 2012. C'est là qu'il a pu y découvrir un arbre immense où reposent les enfants décédés au cours des premiers mois.
Le petit enfant est déposé dans l'arbre, qui va se refermer au fil du temps.
Puis le narrateur rentre en France, et il apprend que son meilleur ami, Eugène, est atteint d'un cancer. Eugène meurt moins d'un an plus tard. Ce ne devait pourtant être qu'un petit cancer bénin.
Commence alors pour le héros, artiste et cinéaste, une ronde de questions sur la vie, la mort, le bonheur, le futur, l'amour, la maladie, le chagrin...

Ce qui aurait dû être un livre triste est au contraire, un livre qui est une ode à la vie.
La vie et ses petits bonheurs simples que parfois l'homme ne sait plus voir, ni même apprécier. Se contentant de mener une vie triste et grise et de se lamenter.
J'ai beaucoup aimé ce récit un soupçon autobiographique de Philippe Claudel. Je me suis souvent amusé à tenter de deviner si certains évènements étaient véritablement arrivés à l'auteur.
C'est un livre fin et beau sur la vie, la vie d'un homme plus tout à fait jeune mais qui comprend que chaque seconde compte.
Et puis il y a cette jolie rencontre avec Elena, insouciante et douce.

J'ai trouvé de nombreux passages du livre aussi lucides que pertinents : "Notre vie n'est en rien une figure linéaire. Elle ressemble plutôt à l'unique exemplaire d'un livre, pour certains d'entre nous composé de quelques pages seulement, propres et lisses, recouvertes d'une écriture sage et appliquée, pour d'autres d'un nombre beaucoup plus important de feuillets, certains déchirés, d'autres plus ou moins raturés, pleins de reprises et de repentirs."

mercredi 30 janvier 2019

"Debout sur mes paupières" de Jessica L. Nelson


À la lecture de la 4e de couverture, j'ai cru que ce livre était une biographie de Lee Miller, qui fut muse des surréalistes, mannequin, photographe de mode, puis de guerre.
Ce n'est pas tout à fait ça. "Debout sur mes paupières" de Jessica L. Nelson, est un livre au sujet de la problématique d'une femme qui tente de concilier son rôle de mère, d'épouse et d'artiste.
Élisabeth va se reconnaître en Lee Miller, jusqu'à même se confondre avec elle.
C'est un roman que j'ai lu avec plaisir, qui peut sembler déroutant, mais qui est cependant prenant avec ses personnages aux parcours chaotiques.

Le résumé :
Il va falloir parler de Lee, à présent. Statue fragile, rebelle infatigable, amazone aux boucles dorées, joyeuse et sur le précipice de la dépression, nuque distinguée et bouche de charretière, sensualité animale et grâce royale, la plus européenne des Américaines.
Muse des surréalistes, mannequin, photographe de mode puis de guerre, Lee Miller est l’incarnation de la femme libre du XXème siècle. Mais elle représente certainement plus encore pour Élisabeth M., véritable héroïne du livre, retrouvée à demi nue et profondément endormie sur un banc en plein cœur de Paris.
Qu’est-il arrivé à cette sculptrice subjuguée par son sujet, comme entraînée dans une quête frénétique de beauté qui l'a laissée aux portes de la folie ?
Un roman sur la création et l’obsession, explorant les formes multiples de ce qu’est la maternité à travers un jeu de miroirs tour à tour intrigant et bouleversant.

Mon avis :
Élisabeth est jolie, elle sculpte un peu, sort beaucoup, et semble s'étourdir pour oublier qu'elle devait devenir une danseuse étoile.
Son mari est banquier, gentil et attentif, et il y a leur fils, Ulysse, charmant petit bonhomme.
Et pourtant, dans cette vie si bien rangée où Élisabeth devrait être la plus heureuse des femmes, il y a cette mélancolie qui ne la quitte jamais. Un jour, Élisabeth découvre Lee Miller, et elle devient sa plus grande fan.
L'auteure, Jessica L. Nelson, nous invite à lire l'histoire et les vies de deux femmes, Élisabeth et Lee Miller, dont les vies vont souvent ne faire plus qu'une.
Il y a également les interventions de l'éditrice, et le journal d'Élisabeth, qui complètent l'histoire de "Debout sur mes paupières".

"Debout sur mes paupières" de Jessica L. Nelson, est un roman que j'ai lu avec un grand intérêt, étant parfois dérouté par ses différentes histoires, ne sachant plus trop qui est qui, mais j'ai aimé ce jeu des personnages qui se confondent.
Malgré les apparences et ce monde parfait dans lequel évolue notre héroïne, on assiste à bien des révélations.
Les réflexions sur la création m'ont beaucoup plu, il y a aussi cette difficulté pour une femme artiste qui doit tenir son rôle de mère et épouse.  
Puis la maternité d'Élisabeth domine le roman, avec des passages aussi touchants que tragiques. Il y a des retours dans le passé, et comment arriver à surmonter des épreuves. J'ai presque eu l'impression de lire un autre livre.
Le dénouement du livre est complètement étonnant... Le puzzle est reconstitué, et le lecteur a les réponses.
J'ai aimé être embarqué dans ces parcours riches en rebondissements.

dimanche 20 janvier 2019

"Presque rien sur presque tout" de Jean d'Ormesson, en 10 citations


Lire un livre de Jean d'Ormesson a toujours quelque chose d'agréable car on y pioche des réflexions, ainsi que des phrases à méditer.
Il y a également ce style d'écriture si fluide et recherchée qui caractérise les livres de Jean d'Ormesson.
Avec "Presque rien sur presque tout", j'ai retrouvé le Jean d'Ormesson que j'aime tant lire : Amusant, malicieux, mais aussi profond et érudit.
Dans cet ouvrage, l'auteur s'interroge sur la vie, sa vie, et sur ce tout et ce rien qui la composent. On peut lire ce livre dans le désordre, passer d'un paragraphe à l'autre. Un vrai plaisir de lecture.
J'ai surtout savouré les pensées de d'Ormesson.
Voici les 10 citations que je retiens particulièrement dans ce livre :


- "Chaque matin, le jour revit. Si le monde n'est fait que de matins, si tout le bonheur du monde est dans les matinées, c'est qu'il y a dans le commencement une promesse d'on ne sait quoi et peut-être de presque tout."

- "La vie est supportable pour nous autres, les hommes, parce que nous parvenons à nous ménager, ici ou là, de temps en temps, dans une longue suite de malheurs et d'ennui, comme des plages de beauté."

- "Le désir est partout. Il chemine à travers le sexe, la volonté et le pouvoir, le jeu, l'argent, le savoir, l'espérance. Il prend tous les visages."

- "Nous ne pouvons rien sur le passé, mais il nous appartient. Ce qui est à nous, et seulement à nous, c'est ce qui n'est plus."

- "Nous croissons, chacun de nous, et puis nous diminuons jusqu'à nous effacer."

- "Toute vie est comme aimantée, comme attirée par l'avenir."

- "Si l’avenir n’était pas espérance, le monde serait un enfer."

- "Il serait trop facile de ne devoir aimer que ce qui est digne d'être aimé. C'est pour qu'il y ait du pardon qu'il y a du temps et du mal."

- "Et le moindre moment de bonheur souhaité vaut mieux qu'une si froide et vaine éternité."

- "La jeunesse, l'impatience, le désir, l'espérance donnent son éclat au tout."

dimanche 6 janvier 2019

5 récentes lectures que je conseille


J'ai repris un bon rythme de lectures et j'en suis d'ailleurs très content. Ces 5 livres que j'ai pu lire il y a peu de temps m'ont tous laissé un excellent souvenir.
De vrais plaisirs de lectures !
Voici donc ces 5 lectures que je conseille :  

Laurent Gounelle : "L'homme qui voulait être heureux"



Le résumé :
Imaginez...
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où...
Son diagnostic est formel: vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas heureux.
Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même.
L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi.
Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves.

Mon avis :
Je suis tombé par hasard sur ce livre à la médiathèque, et j'ai décidé de le lire car j'en ai pas mal entendu parler. "L'homme qui voulait être heureux" a rencontré un grand succès lors de sa sortie. Un vrai best-seller !
J'ai trouvé ce livre facile à lire, accessible à tous, et il pose de bonnes questions. Des questions sur notre futur, l'avenir que nous souhaitons, cette personnalité que nous possédons.
On est clairement dans un livre sur le développement personnel mais qui n'a rien de scolaire ou de trop directif.
Suite à sa rencontre avec un guérisseur, le narrateur se pose des questions sur son existence lors de son séjour à Bali. Un questionnement qui peut parler à chaque lecteur. Cette quête du bonheur étant universelle.


Chi Li : "Trouée dans les nuages"



Le résumé :
C'est, apparemment, un couple sans histoire. Tous deux approchent de la quarantaine et leur seul regret est de ne pas avoir réussi, en quinze ans de mariage, à avoir d'enfant.
À la suite d'un repas amical réunissant d'anciens camarades de classe, l'impeccable façade conjugale vient à se fissurer : le soir même le comportement de la jeune femme commence à changer.
La voilà qui, plusieurs soirs de suite, soumet son mari à un interrogatoire serré, lui demandant de relater, année par année, ce qu'il a fait dans sa vie.
Lui s'exécute de mauvaise grâce cependant que sa femme, également dotée d'un passé inavoué, en révèle au contraire — et comme à plaisir — certains épisodes, parfaitement consciente de l'effet dévastateur que ses aveux auront sur son époux...

Mon avis :
Chi Li est une auteure chinoise née en 1957 qui a exercé la médecine pendant de nombreuses années avant de se consacrer à l'écriture. C'est grâce à "Trouée dans les nuages" que je découvre cette auteure et quelle belle découverte !
J'ai trouvé ce livre passionnant. L'écriture est superbe, les dialogues entre le mari et la femme sont percutants et intenses.
Xiang et Shanmei, mariés depuis 15 ans, s'affrontent dans ce huis clos qui tient le lecteur en haleine jusqu'au bout !
"Trouée dans les nuages" est un petit bijou de la littérature chinoise.


Christian Signol : "La promesse des sources"


Le résumé : 
Changer de vie, retrouver ses racines et sa vérité profonde... chacun de nous a un jour ou l'autre caressé ce rêve sans oser le vivre.
Constance, elle, n'y avait jamais songé. Installée à Paris, elle s'était organisée une existence qu'elle croyait réussie, loin de son Aubrac natal, loin des siens, et peut-être aussi d'elle-même. Et soudain la mort de son père a tout fait basculer.
De retour dans le village familial, les parfums, les émotions, les souvenirs de l'enfance l'envahissent.
À quarante ans, l'avenir est encore devant elle. Défiée par Antoine, le journaliste, elle décide de reprendre la coutellerie familiale.
Un pari fou pour cette enfant du pays devenue une étrangère, et, pour certains, une ennemie. Mais la ténacité, le courage et l'intelligence peuvent triompher des pires obstacles. Et puis, il y a Antoine, le passionné des grands espaces et des oiseaux sauvages. Antoine, qui va lui apporter l'amour qu'elle n'espérait plus.

Mon avis :
Christian Signol est un auteur dont l'amour pour la nature me parle.
Avec "La promesse des sources", on fait la connaissance de Constance, native d'un petit village de l'Aveyron, qui revient sur les traces de son passé et reprend l'activité familiale.
Puis Constance rencontre Antoine, un mystérieux journaliste, et une jolie histoire voit le jour.
Je me suis vite attaché aux personnages, j'ai aimé la force de Constance, cette femme qui va au bout d'elle-même et de ses aspirations. Antoine est tout aussi attachant.
J'ai passé un bon moment avec cette lecture.


Françoise Giroud : "Journal d'une Parisienne"



Le résumé : 
Les jours fuient, par où les saisir ? Sur la peau glissante de l’actualité, se mêlent l’insignifiant et le majeur, parfois indiscernables sur l’instant, les hommes, les choses, les humeurs, les impressions fugitives, les émotions fugaces, la couleur du temps…
L’année 1993 a été féconde en événements qui lui ont donné sa physionomie particulière.
Ce Journal ne prétend pas donner la synthèse, au contraire. C’est une série d’instantanés que je me suis astreinte à prendre chaque jour, sans tricher, et où j’espère seulement avoir rendu le reflet du mouvement de la vie tel que je l’ai perçu, moi, parisienne privilégiée mais attentive au tumulte des choses sous leur écume.

Mon avis :

Journaliste célèbre, ancienne ministre, romancière, Françoise Giroud tient un journal sur l'année 1993.
Elle y confie des peurs, ses doutes, ses rencontres, ses observations sur le monde de la culture. C'est plein de dérision et souvent mélancolique.
Elle est parisienne, et ne se prive pas de faire une critique du microcosme parisien avec "Journal d'une Parisienne" ! Cette femme cultivée et fine observatrice dissèque l'année 1993.
Pour tous les nostalgiques des années 90, ce livre remet les choses en place, et l'on se dit que finalement, non, ce n'était pas mieux avant !


Philippe Claudel : "J'abandonne"



Le résumé :
D'un signe, mon collègue me fait comprendre qu'il est encore trop tôt, qu'il vaut mieux attendre encore si nous voulons avoir une chance.
Les hyènes que nous sommes ne sont jamais pressées. Elles tournent des heures autour de leur proie en attendant qu'elle faiblisse et se couche.
C'est pourquoi nous ne présentons notre demande que lorsque le client est allé au bout, tout au bout de son chemin. C'est quand il est bien tendre, comme dit mon collègue, qu'il faut bondir et le dépecer. Et nous bondissons. Mais aujourd'hui, je ne veux plus bondir.

Mon avis : 

Philippe Claudel fait partie de ces auteurs dont j'aime suivre le parcours et les lectures. J'ai découvert cet auteur avec "La Petite Fille de Monsieur Linh", et depuis je suis sa carrière d'écrivain.
"J'abandonne" est un livre court et que j'ai lu d'une traite. Ce récit mené à la première personne est puissant.
C'est un livre sombre, pas particulièrement optimiste (à ne pas lire pour se changer les idées ou pour une envie de légèreté) ! Mais par contre il est d'une lucidité implacable.
C'est merveilleusement bien écrit, et les passages sur la petite fille du narrateur, âgée de vingt et un mois, sont très émouvants et d'une infinie douceur. "J'abandonne" est un roman percutant et qui décrit parfaitement notre époque.

dimanche 14 octobre 2018

Mes dernières lectures coup de cœur


Un tour de mes dernières lectures pour lesquelles j'ai eu de vrais coups de cœur !
Ce sont des livres qui abordent des sujets très différents mais j'aime cette variété dans mes lectures. Passer de sujets légers à sérieux, de romans à des autobiographies...
Voilà donc des livres que je conseille :

"La vie secrète des arbres" de Peter Wohlleben


Le résumé : Les citadins regardent les arbres comme des "robots biologiques" conçus pour produire de l'oxygène et du bois.
Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux.
Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d'un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons appelé ironiquement "Bois Wide Web".
La critique allemande a salué unanimement ce tour de force littéraire et la manière dont l'ouvrage éveille chez les lecteurs une curiosité enfantine pour les rouages secrets de la nature.

Mon avis : J'ai toujours aimé me balader en forêt, c'est un excellent moyen de se ressourcer, et donc c'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu "La vie secrète des arbres" de Peter Wohlleben.
Ce livre est aussi excellent que passionnant. Il n'est pas utile d'avoir de grandes connaissances scientifiques ou d'être botaniste pour en saisir le sens !
J'ai appris bien des choses avec cette lecture sur le monde de la forêt et sur les hêtres, les chênes, les sapins... En particulier qu'ils communiquent entre eux par les odeurs, des signaux électriques, ou leurs racines.
Peter Wohlleben, amoureux des arbres, sait transmettre ses connaissances sur le monde de la forêt d'une manière pédagogique. Un livre que j'ai adoré !
Je ne suis pas étonné que "La vie secrète des arbres" de Peter Wohlleben ait été vendu à plus de 1 million d'exemplaires dans le monde et qu'il soit traduit en 32 langues.
Après avoir lu ce livre, une balade en forêt ne sera plus tout à fait la même.


"Le deuil du printemps" de Marie-France Pisier


Le résumé : Que se passe-t-il, vraiment, dans la tête d'une jeune femme qui croit que son mari ne l'a jamais aimée ?
Et que se passe-t-il, dans son cœur, lorsqu'elle s'avise - mais trop tard - qu'il l'adorait en vérité, qu'il la protégeait de surcroît, et qu'elle ne l'avait pas compris ?
Telle est l'histoire de Marie et de Paul. Une histoire inscrite dans la France d'aujourd'hui. Elle : insouciante et rebelle. Lui : ambitieux, politicien, secret.
Entre ces deux êtres, une infinité de malentendus que la mort, seule, dissipera. Pour Marie, il s'agit alors d'entrer dans le monde des adultes...
Un monde menaçant, inévitable, où chacun doit se battre et s'engager sans illusions. Un monde où l'amour et la politique n'ont plus le même goût. Où chacun enfin, et le jour venu, doit faire son deuil du printemps...

Mon avis : J'aimais beaucoup Marie-France Pisier en tant qu'actrice, et bien maintenant je peux dire que je l'aime également en tant qu'auteure.
"Le deuil du printemps" est un livre que j'ai trouvé très agréable à lire, l'écriture est fluide et c'est bien rythmé. L'héroïne découvre qui était véritablement son mari, mais une fois que celui-ci est terrassé par une crise cardiaque.
Marie découvre des documents que Paul conservait précieusement dans un coffre, et ces découvertes entraînent le lecteur dans une enquête passionnante !
On entre dans les coulisses de la vie politique, car Paul était un jeune loup plein d'ambitions politiques. Une très bonne lecture !


"La folle avoine" de Guy Georgy


Le résumé : S'il est une histoire d'amour, c'est entre Guy-Noël et sa grand-mère.
L'esprit moqueur, elle affuble tout un chacun de sobriquets, la moindre de ses fréquentations étant "Jupiter", le Diable et ses suppôts, aussi couettus et cornus que les loups-garous qui hantent ses nuits d'insomnie.
Au sein de toute cette faune, sans compter les oies au pitoyable destin, l'enfant orphelin s'épanouit comme la folle avoine en pays sarladais....
Merveilleux Périgord, riche en dictons, récits et lieux magiques. La forêt y est une cathédrale mystérieuse, prêtres et sorciers participent aux mêmes cultes ; l'école est une fête et la vie un bouillonnement continu...
Dans ce kaléidoscope, l'univers se déploie sous les yeux éperdus de Guy, lui donnant à tout jamais le goût de l'exotisme qui le conduira vers l'Afrique...

Mon avis : je me suis laissé emporter dès la première page par les souvenirs d'enfance de l'auteur, devenu ambassadeur, qui va grandir dans un grand dénuement, en Périgord.
Guy Georgy naît à la fin de la première guerre mondiale et devient orphelin très tôt. Il sera élevé par sa grand-mère, dans la ferme familiale. Celle-ci va lui conter les légendes du Périgord, lui apprendre les bienfaits des plantes et à aimer la nature.
Le jeune Guy est fait pour les études, et il devient vite un excellent élève, au point que grâce à des bourses il va poursuivre de brillantes études.
"La folle avoine" de Guy Georgy, est l'autobiographie d'un battant, d'un jeune homme qui va réussir à intégrer l'école de la République et à y exceller.
C'est bien écrit, parfois drôle, souvent touchant, et formidablement optimiste !


"Le dandy, solitaire et singulier" de Françoise Dolto


Le résumé : À la demande du peintre Georges Mathieu, Françoise Dolto revisite la figure mythique du dandy, qui demeure pour elle une des figures de proue de nos sociétés modernes.
Solitaire, singulier, incandescent, s'inventant sans cesse lui-même, «il mène sa vie d'artiste, de poète et trace son orgueilleux chemin vers l'horizon de sa mort, indifférent aux dires et aux faires de qui se targue de le suivre.»

Mon avis : Il est toujours instructif de lire les livres de Françoise Dolto, pédiatre et psychanalyste française qui va écrire différents ouvrages sur des sujets de société.
"Le dandy, solitaire et singulier" est un petit livre de 64 pages qui est un texte qui se penche sur le dandy, cet être inventeur de lui-même, extravagant et si singulier.
Françoise Dolto dresse un portrait du dandy, avec cette maîtrise de l'image et du comportement qui est poussée à l'extrême.
"Attiré, attirant, fait pour séduire, il sent sa tête trop lourde, sa peau trop fine, ses membres étrangers à l'étreinte.", nous dit Dolto au sujet du dandy.

mardi 4 septembre 2018

"Les escaliers de Montmartre : Suzanne Valadon" de Michel Peyramaure


J'ai lu plusieurs livres de Michel Peyramaure, et j'en garde de bons souvenirs. Ainsi, lorsque je suis tombé sur "Les escaliers de Montmartre : Suzanne Valadon", j'ai décidé de me plonger dans cette lecture.
Le fait que l'histoire concerne une artiste peintre, et dans le milieu des impressionnistes, m'a de suite intéressée !
C'est une lecture que j'ai jugée agréable, même si à certains moments j'ai trouvé l'auteur bien sévère avec les artistes qu'il dépeint. Cependant, la vie de Suzanne Valadon est totalement romanesque et méritait bien cet ouvrage.


Le résumé :
Dans les années 1870, au temps des cerises, une gamine dessine sur le trottoir du boulevard Rochechouart. Un monsieur important remarque sa beauté et son talent. Il s'appelle Puvis de Chavannes et lui demande de poser pour lui.
Dix ans plus tard, la jeune fille, qui a pris le nom de Suzanne Valadon, connaît déjà tous les peintres de la butte Montmartre, ce quartier encore champêtre où le génie semble courir les rues.
Renoir, Degas, Toulouse-Lautrec, et même Erik Satie le musicien, entrent dans sa vie. Suzanne devient leur modèle, leur muse, leur maîtresse.
En marge de cette vie d'art et d'amour, elle élève le petit Maurice, enfant d'une liaison passagère avec un Catalan nommé Utrillo. Et aussi, et surtout : elle continue à peindre, magnifiquement...
Autour de cette jeune femme, dans la société la plus libre qui fût alors, Michel Peyramaure fait revivre toute une époque, le temps légendaire des impressionnistes, celui des "peintres du bonheur".

Mon avis :
J'ai lu rapidement "Les escaliers de Montmartre : Suzanne Valadon" de Michel Peyramaure, car l'histoire et le parcours de Suzanne Valadon sont passionnants.
Au début du livre et sur une centaine de pages, on découvre l'enfance et le milieu familial de Suzanne Valadon. Ce sont d'ailleurs ces passages du livre que j'ai trouvé les plus captivants.
On fait la connaissance de sa mère Madeleine, et de l'époque : la guerre avec la Prusse et les frayeurs de la Commune.
La petite Suzanne est déjà une vraie artiste, très talentueuse et indomptable !

Puis Suzanne et sa mère s'installent à Paris, et c'est là que la vie d'artiste va commencer pour l'adolescente.
La jeune fille est jolie, bien proportionnée, et tous les artistes de Paris rêvent de capturer ses courbes à l'aide de leurs pinceaux. Renoir, Degas, Toulouse-Lautrec, Puvis de Chavannes... Ils en font leur muse !
J'ai aimé être embarqué dans le Paris de ces années-là, où l'art se trouvait à chaque coin de rue.
Fait majeur dans le livre, Suzanne Valadon va avoir un mal fou à imposer son art, car elle est une femme. Et ce ne sont pas Renoir et les autres qui vont l'aider à percer dans la peinture. Pour eux, elle doit se contenter d'être muse !
Pourtant, tous les peintres de l'époque s'accordaient à dire que la jeune femme avait un grand talent.

Suzanne Valadon va devenir mère, et élever tant bien que mal son fils, Maurice Utrillo, qui deviendra un peintre célèbre de Montmartre.
L'auteur, Michel Peyramaure, a la dent dure avec les peintres, et même Suzanne Valadon n'est pas épargnée. Elle peut sembler vénale, inconséquente et presque évaporée.
Renoir, Degas, Toulouse-Lautrec, Puvis de Chavannes et les autres ne trouvent pas grâce aux yeux de l'auteur. Misogynes, alcooliques, voire même un peu cinglés pour certains, on assiste à des scènes complètement loufoques !
C'est d'ailleurs un reproche que je fais à l'auteur, j'aurais aimé moins de potins et plus de descriptions artistiques, notamment en ce qui concerne l'art de Valadon.

Dans l'ensemble j'ai apprécié cette lecture, cet ouvrage est bien écrit, et Suzanne Valadon, en femme libre et passionnée est souvent attachante.

"Les escaliers de Montmartre : Suzanne Valadon" de Michel Peyramaure est un ouvrage qui s'adresse à tout le monde. Il n'est pas nécessaire d'avoir de grandes connaissances artistiques pour être captivé par ces lignes.
Un livre qui revient sur une époque artistique fascinante.

mardi 24 juillet 2018

"Les fous de lumière : Hortense" de Dominique Marny


Lorsque j'ai eu ce livre entre les mains, je n'ai pas eu besoin d'une longue réflexion avant de l'acheter. D'une part parce que j'aime beaucoup les livres de Dominique Marny, et d'autre part, parce que "Les fous de lumière : Hortense", nous emmène au pays des impressionnistes.
De Dominique Marny, j'ai beaucoup apprécié les livres : "Et tout me parle de vous", A l'ombre des amandiers", "La rose des vents", et "Le roman de Jeanne".
Avec "Les fous de lumière : Hortense", Dominique Marny m'a une fois de plus facilement embarqué dans son roman.
Voilà un livre parfait pour se détendre sur la plage ou par une soirée estivale !

Le résumé :
1863. Hortense n'a que quinze ans lorsqu'elle perd sa mère. Il ne lui reste, pour se consoler, que les contes qu'elle invente pour ses camarades de pension. Et l'affection de sa cousine Gabrielle qui ne pense qu'à peindre « pour arrêter le temps et fixer la beauté ».
1873. Épouse d'un architecte renommé, Hortense se consacre à ses écrits désormais publiés et à l'embellissement de sa maison de Bougival. Mais le retour de Julien Coblence, au bras d'une piquante Américaine, distille le poison dans son coeur...
Entre ces deux dates, dix ans d'une extraordinaire aventure esthétique, qui vit la couleur et la sensualité triompher de l'académisme.
Aux premières loges de cette révolution, Hortense et Gabrielle partagent les passions de ceux que l'on appellera les « fous de lumière », et qui se nomment Monet, Renoir ou Morisot.
Des salons du Second Empire aux premiers beaux jours de la République, tous - artistes, modèles et courtisanes - vivent et écrivent le roman vrai de l'impressionnisme.

Mon avis :
J'ai vite été pris dans ce livre, et dans le destin d'Hortense, jeune orpheline très proche de sa cousine, Gabrielle, qui a pour seule ambition de devenir peintre.
Issues d'un milieu bourgeois, les deux jeunes femmes vont prendre leurs destins en main. Gabrielle étant bien plus aventureuse et extravagante que la sage mais passionnée Hortense.
Ce roman se passe à la fin du 19e siècle, et les deux cousines vont croiser les chemins des peintres impressionnistes. Gabrielle tombant sous le charme d'Etienne Carlier, un peintre tourmenté et ombrageux.

Avec "Les fous de lumière : Hortense", l'auteure, Dominique Marny, intègre la bande fascinante des peintres impressionnistes.
On croise Monet, Degas, Morisot, Manet, Renoir, Pissarro... L'auteure s'est bien documentée sur ces artistes, et les dialogues sont proches de la réalité de ces peintres incompris à leur époque.
Il n'est cependant pas nécessaire d'avoir des connaissances sur la peinture impressionniste pour comprendre le roman.
J'ai aimé ces passages où Gabrielle s'entretient avec Berthe Morisot. Ces dialogues sont bien entendu des fictions, mais ils sont passionnants.

Le destin d'Hortense est complexe, la jeune femme étant discrète mais pleine de fougue. Elle va évoluer dans son milieu privilégié, épousant un homme riche, décorant ses intérieurs avec goût et donnant de superbes réceptions.
Cependant, Julien va arriver dans la vie d'Hortense, et celle-ci va en être bouleversée.
Gabrielle, en revanche, n'a que faire des règles de son milieu, elle avance dans la vie avec détermination, peignant et côtoyant les artistes. Son parcours m'a passionné !
Le roman nous fait vivre les remous du Second Empire, avec la guerre qui va éclater. Les pages étant également bien documentées sur ces évènements.

"Les fous de lumière : Hortense" de Dominique Marny, est un roman qui m'a permis de m'évader dans le monde des artistes impressionnistes, et j'ai aimé cette évasion !
Je recommande ce roman plein d'anecdotes et aux histoires prenantes.

dimanche 15 juillet 2018

"Nouilles froides à Pyongyang" de Jean-Luc Coatalem


Rédacteur en chef adjoint au magazine GEO, Jean-Luc Coatalem s'est rendu en Corée du Nord, et avec le livre : "Nouilles froides à Pyongyang", il nous fait part de ce qu'il a vécu lors de son séjour dans ce pays ô combien fermé et secret.
J'ai trouvé ce livre édifiant, aussi intéressant sur le fond que sur la forme !
Avec "Nouilles froides à Pyongyang", il y a de la justesse, de l'ironie, et après avoir fermé ce livre, on est véritablement éclairé la Corée du Nord et son régime.

Le résumé :
Nul n'entre ni ne sort de Corée du Nord, le pays le plus secret de la planète. Et pourtant, flanqué de son ami Clorinde, qui affectionne davantage Valéry Larbaud que les voyages modernes, et déguisé en vrai-faux représentant d'une agence de tourisme, notre écrivain nous emmène cette fois sur un ton décalé au pays des Kim.
Au programme : défilés et cérémonies, propagande tous azimuts, bains de boue et fermes modèles, mais aussi errances campagnardes et crises de mélancolie sur les fleuves et sur les lacs, bref l'endroit autant que l'envers de ce pays clos mais fissuré.
Un journal de voyage, attentif mais distant, amusé parfois, jamais dupe, dans ce royaume énigmatique dont un diplomate américain affirmait récemment que l'on en savait moins sur lui que sur... nos galaxies lointaines.

Mon avis :
J'ai vraiment beaucoup apprécié ce livre. Comme beaucoup, j'avais pu lire ou entendre différentes informations sur la Corée du Nord, mais là, avec "Nouilles froides à Pyongyang", on est très bien informé sur ce petit pays si mystérieux.
Jean-Luc Coatalem se fait donc passer pour un professionnel du tourisme et visite un des pays les plus fermés du monde, la Corée du Nord.
La visite du pays ne va pas se passer de la manière dont-il l'avait prévu puisque dès son arrivée il va être constamment encadré par le guide, monsieur Kim.

Tous les soirs, et dans le plus grand secret, Jean-Luc Coatalem va s'enfermer dans les toilettes ou de petits espaces et écrire sur un petit carnet ses visites et observations de la journée.
L'auteur est un fin connaisseur de l'Asie et il a d'ailleurs écrit différents livres sur ce thème.
La Corée du Nord était un pays qu'il voulait absolument visiter. Ce qu'il va découvrir dépasse tout ce qu'il avait pu imaginer.

L'auteur écrit : "J'ai le sentiment que ce régime de baudruches a tout perdu depuis longtemps, qu'il n'a surtout jamais rien gagné dans le cœur de chacun que par la force et la terreur. L'empire des Kim reste une contrée de paranoïaques, minée par ses mensonges, maintenue vaille que vaille par ses sujets–victimes, en respiration artificielle."

jeudi 28 juin 2018

"La Ville d'hiver" de Dominique Bona


Lorsque j'ai vu "La Ville d'hiver" de Dominique Bona, au rayon roman, je n'ai pas hésité une seconde à me saisir du livre ! Dominique Bona est une auteure qui ne m'a jamais déçu.
Mon intuition fut bonne, car j'ai vraiment adoré ce livre !
Après avoir lu les biographies de Dominique Bona : "Gala", "Je suis fou de toi. Le grand amour de Paul Valéry" et "Berthe Morisot : Le Secret de la femme en noir", je me suis lancé dans son roman : "La Ville d'hiver".
Un roman qui m'a captivé dès la première page.

Le résumé :
Consciente d'être parvenue à un tournant de sa vie, Sarah a trouvé refuge dans une villa de la Belle Époque, sur les hauteurs d'Arcachon.
La maison, à la chaleur de serre, la fascine. Entourée d'un paysage délavé de gris, Sarah se prend à rêver des passions et des fièvres dont la Ville a été jadis le théâtre.
Quel mystère hante la villa Teresa ? Un poète italien du siècle dernier, une Russe à la beauté inquiétante, un bibliophile expert en curiosa érotiques, une adolescente anorexique vont danser autour d'elle une ronde perverse.
Du présent où l'attend un dernier amour ou du passé si puissant, lequel va triompher ?

Mon avis :
"La Ville d'hiver" de Dominique Bona est un roman dans lequel je suis entré très facilement. Les personnages sont intéressants, il y a du mystère, c'est bien rythmé, et l'écriture est soignée.
J'ai aimé suivre les aventures et les rencontres de Sarah, qui quitte Paris pour la Ville d'Hiver, c'est-à-dire Arcachon. Sarah va s'installer à la Villa Teresa, où elle va découvrir de nombreux secrets.
La description de cette villa, immense et impressionnante, pleine de mystère, est si précise que l'on s'y croit sans peine !
On découvre les personnes ayant pu fréquenter les lieux par le passé, car Sarah se lance à la recherche de l'histoire de la villa et de ses anciens habitants.

Au fil de ses recherches, Sarah fait de nombreuses rencontres. Toute une galerie de personnages va naître sous la plume de Dominique Bona.
Tous ont un passé, des douleurs ou joies, des secrets... J'ai particulièrement été sensible à l'histoire touchante d'Eva, ainsi qu'à celle de l'auteur italien D'Annunzio.
Le lecteur est également plongé dans la période de la belle Époque, ce qui n'a pas été pour me déplaire !
Dominique Bona, membre de l'Académie française depuis 2013, a beaucoup travaillé sur la psychologie de ses personnages, ce qui rend ce roman passionnant.

J'ai passé un excellent moment de lecture
en compagnie de Sarah et de toutes les personnes qui ont pu croiser sa route.
"La Ville d'hiver" est un livre que je conseille vivement ! Ce sera une belle lecture estivale.

dimanche 17 juin 2018

"Grace de Monaco. La glace et le feu" d'Elizabeth Gouslan


Grace Kelly, puis Grace de Monaco, est une femme que j'ai toujours trouvée fascinante. Je suis pourtant peu porté au fait d'admirer des gens que je ne connais pas, et ne suis que très peu intéressé par la vie des stars.
Mais Grace Kelly, c'est différent. Sans être un fan, j'ai lu beaucoup de bios sur cette actrice et Princesse au destin qui ressemble à un conte de fées.
Car Grace apparaît comme une femme parfaite : d'une beauté parfaite à couper le souffle, toujours parfaitement élégante et distinguée, souriante et aimable lors des apparitions officielles. Parfaite !
Je me doutais que derrière toute cette perfection il y avait une femme bien plus complexe. Avec la biographie : "Grace de Monaco. La glace et le feu" d'Elizabeth Gouslan, j'en ai eu la confirmation.


Le résumé :
Star adulée, oscarisée et splendide, Grace Kelly prit une étrange décision au sommet de sa gloire : elle choisit une retraite anticipée sous les palmiers monégasques.
Cette enquête qui va de sa naissance dans une famille fortunée de la côte Est jusqu'à sa mort tragique lève le voile sur des aspects ignorés de celle qu'Hitchcock appelait la "cool blond", et que John Fitzgerald Kennedy rêvait d'épouser.
De Philadelphie à Hollywood, de Monaco à Paris, on assiste à la métamorphose d'une femme.
Il y a, bien sûr, le récit d'un conte de fées mais ce conte est parsemé de taches sombres.
La biographe nous dévoile ici les coulisses d'un rêve américain qui s'achève sur la Côte d'Azur, où Grace Kelly apparaît telle qu'elle fut : obsédée par un père qui la dénigrait, multipliant les aventures (de Clark Gable à Oleg Cassini), mère comblée et Princesse plus que parfaite.
S'appuyant sur des témoignages inédits, ce portrait doux-amer, libre de ton et de forme, est écrit dans une langue qui modernise son sujet et nous restitue la femme vivante derrière l'icône.

Mon avis :
De toutes les biographies que j'ai pu lire concernant Grace Kelly, je trouve que celle-ci est extrêmement pertinente, car elle revient longuement sur l'enfance de Grace et ses relations avec son père.
Ce père, Jack Kelly, homme d'une grande beauté, richissime, qui avait pour obsession le sport et le culte du corps n'avait pour Grace que très peu d'affection.
Petite fille timide et fragile, Grace a toujours voulu plaire à son père, attirer son attention. Chez les Kelly, il fallait toujours sourire, faire du sport et ne jamais rien abandonner.
Grace n'a jamais réussi à trouver sa place face à cette famille dans laquelle elle se sentait si décalée. Cette étude psychologique de la petite Grace est excellente et permet de mieux comprendre la femme qu'elle va devenir.

Puis Grace Kelly démarre une carrière de mannequin, et se tourne vite vers le cinéma.
Blonde et fascinante actrice hitchcockienne oscarisée.
Grace rencontre des hommes, et a des aventures avec Clark Gable, William Holden, Oleg Cassini... Ce sont souvent des hommes qui ont l'âge d'être son père.
Mais la gloire ne suffit pas à rendre Grace heureuse. Il y a toujours cette puissante mélancolie qui la poursuit depuis son enfance. Lassée d'être l'objet des studios de cinéma américains, la belle actrice épouse un Prince.

Grace Kelly devient Grace de Monaco. Elle est Princesse, habite le palais de Monaco, et donne naissance à 3 beaux enfants. Tout semble idéal, et Grace devient une icône dans le monde entier.
Comme l'indique le titre du livre : "Grace de Monaco. La glace et le feu", Grace peut être à la fois froide et passionnée, chaleureuse et distante. Sa vie à Monaco va lui sembler bien pesante à certains moments.
Elizabeth Gouslan dresse le portrait d'une femme remplie de doutes, vivante et touchante, souvent prisonnière d'une vie qu'elle a pourtant choisie.