lundi 8 septembre 2014
Le square Marius-Constant, Paris 5e, un parfait lieu de détente
Je faisais des photos dans la belle rue Mouffetard quand j'ai eu la surprise de tomber sur le square Marius-Constant. Ce square bien caché par les immeubles qui l'entourent est un endroit parfait pour se détendre. Il n'est pourtant qu'à quelques mètres de la très fréquentée rue Mouffetard. Mais alors quel calme ! Cet espace vert du 5e arrondissement de Paris est accessible par le numéro 8 de la rue Ortolan et par les numéros 1-15 de la rue Saint-Médard. Créé en 1958, le square possède une surface de 1020 m2. Il est disposé en pente douce et a reçu le label QualiPARIS. Les nombreux arbres qui se trouvent dans le square sont majestueux. Il faut aussi compter avec les grandes pelouses qui accueillent les visiteurs souhaitant un moment de détente.
Le square porte le nom de Marius Constant, un compositeur et chef d'orchestre français d'origine roumaine (1925-2004). C'est en octobre 2011 que ce lieu a pris le nom du compositeur. Auparavant il portait le nom de square de la rue Ortolan.
Dans cet espace vert vous découvrirez des cerisiers à fleurs, des peupliers, des pommiers et des bouleaux. Durant les saisons printemps-été il y a aussi de nombreuses fleurs. Dans ce square on peut profiter d'un moment de calme dans l'agitation parisienne.
dimanche 7 septembre 2014
L'exposition : "Carpeaux (1827-1875), un sculpteur pour l’empire", au musée d’Orsay
Si vous avez envie de vous rendre à une belle exposition et de découvrir ou de redécouvrir un grand sculpteur, je ne peux que vous conseiller d'aller à l'exposition "Carpeaux (1827-1875), un sculpteur pour l’empire", au musée d’Orsay. L'exposition se déroule jusqu'au 28 septembre.
Le musée d'Orsay à Paris expose jusqu'à fin septembre, les œuvres d'un des plus importants sculpteurs français du 19ème siècle : Jean-Baptiste Carpeaux. Cette rétrospective qui est la première depuis 1975, m'a permis d'admirer de magnifiques œuvres.
L'exposition est organisée par le musée d’Orsay et par le Metropolitan Museum of Art, de New York. Mais aussi avec la participation exceptionnelle du musée des Beaux-Arts de Valenciennes dont le sculpteur était originaire.
Brillant sculpteur du Second Empire, Jean-Baptiste Carpeaux savait donner à la pierre des visages incroyablement expressifs. Parfois surnommé : "le sculpteur du sourire et le peintre du mouvement", L'artiste aimait donner vie à ses sculptures et savait si bien les faire sourire ! Cette rétrospective riche de 85 sculptures et qui dévoile également des peintures m'a vraiment enthousiasmé.
Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), fils d'un maçon et d'une dentellière de Valenciennes, va se construire un destin d'exception étroitement lié à la "fête impériale" du règne de Napoléon III.
Selon Alexandre Dumas, le sculpteur faisait "plus vrai que la vie" !
Sa carrière sera aussi brillante que fulgurante et ne dépassera pas vingt ans. L'artiste meurt d'un cancer à 48 ans. Les œuvres de Jean-Baptiste Carpeaux sont variées. Vous avez d'un côté des bustes souriants, et de l'autre, des œuvres torturées, qui d'ailleurs feront souvent scandale. Aujourd'hui, Carpeaux est considéré par beaucoup comme étant un des grands sculpteurs français au même titre que Rodin, Maillol ou Degas.
L'exposition : "Carpeaux (1827-1875), un sculpteur pour l’empire", jusqu'au 28 septembre, au musée d’Orsay, Paris 7e.
vendredi 5 septembre 2014
François Batet, le peintre et illustrateur qui nous plonge au cœur des Années folles
François Batet va s'installer en France en 1951 pour fuir l'Espagne de Franco. L'élégance et le style des Années folles vont être pour lui une immense source d'inspiration.
Les Années folles seront caractérisées par l'art de la fête, mais aussi le jazz, le surréalisme d'André Breton, et l'Art déco. Les Années folles vont durer peu de temps, elles seront comprises entre 1920 et 1929, mais aujourd'hui encore elles fascinent. Comme j'adore cette époque, j'aime beaucoup les peintures et illustrations de François Batet. L'artiste a représenté les jolies Dames de cette époque avec talent et finesse.
François Batet est né à Barcelone en 1921. Artiste peintre et illustrateur espagnol, il est surtout connu pour son travail d'illustration. Il va suivre des cours de peinture à l'Academia Tárrega. C'est là qu'il fait la connaissance d'une artiste peintre, Angelina Lavernia, qu'il épousera le 5 janvier 1949.
François Batet travaillera comme illustrateur de romans pour la Bibliothèque Rose, la Bibliothèque verte, ainsi que pour les éditions Hachette. Il va illustrer de nombreux romans de Jules Verne et plusieurs classiques du roman d'aventures. Ses peintures sur le thème des Années folles nous entraînent dans un bel univers.
jeudi 4 septembre 2014
"Mauvaise fille" de Justine Lévy, un livre beau et émouvant
Le premier livre que j'ai lu de Justine Lévy fut "Rien de grave". J'avais beaucoup aimé ce témoignage, même si Justine parlait de roman.
Avec "Mauvaise fille", j'ai retrouvé la plume si particulière de l'auteure. C'est une écriture qui vous touche, chaque phrase tombe comme un couperet. Ce sont souvent des phrases courtes, révoltées, criantes de désespoir. "Mauvaise fille" de Justine Lévy, est un livre autobiographique. C'est une histoire mère/fille, sur la maladie d'une mère, un cancer qui ronge et qui à un moment ne laisse plus d'espoir. Alice, la mère de Louise, ancien top model et ex-compagne de BHL se meurt d'un cancer. Elles affrontent la maladie ensemble. C'est en plus à ce moment que Louise apprend qu'elle est enceinte. Dans ce livre, Justine Lévy règle ses comptes avec certains médecins vaniteux. Ces médecins qui vous font comprendre qu'ils n'ont pas le temps, que votre proche n'est qu'un patient de plus.
Inutile de vous dire que si vous avez envie de légèreté ce livre n'est pas fait pour vous ! Seulement voilà, c'est pourtant une réalité. Moi-même ayant vécu une situation similaire, j'ai ressenti ces émotions et j'ai eu des relations parfois houleuses avec le corps médical.
Un extrait du livre : "Toubib, c'est le nom qu'on donne entre nous au super-grand patron que papa a mobilisé pour qu'il essaie sur maman ses super-nouveaux protocoles ... Mais Toubib ne la prend pas au téléphone, Toubib ne la prend jamais, Toubib ne répond que quand c'est papa lui-même qui l'appelle ..."
Ce n'est en aucun cas un roman qui tombe dans le pathos. C'est presque un compte-rendu, un journal de bord dans lequel une fille jette ses émotions à propos de sa mère qu'elle voit s'éteindre.
"Mauvaise fille" met en vedette Isabelle Doutreluigne, la mère de Justine Lévy. Cette femme à la beauté parfaite et spectaculaire. Une femme loufoque, entière, iconoclaste. Avec ce livre Justine fait revivre Isabelle. Le livre a été adapté au cinéma par Patrick Mille avec Izia Higelin et Carole Bouquet. Je ne sais pas si j'ai envie de le voir. J'ai en tête les visages de Justine Lévy et de sa mère, pas sûr que je rentre dans cette adaptation. "Mauvaise fille" est un livre confession, rare, beau et bouleversant.
Voici quelques photos de la maman de Justine. Isabelle Doutreluigne.
mercredi 3 septembre 2014
L'impasse Louis Robert, Paris 20e, un havre de paix en plein Belleville
Paris sous le soleil et un beau ciel bleu ! Il y avait longtemps que nous n'avions pas vu ça. Septembre semble plus ensoleillé qu'août. C'était donc l'occasion de faire une balade parisienne.
J'ai eu envie d'explorer le quartier de Belleville, dans le 20e arrondissement. Tout autour de la rue de Ménilmontant, vous pouvez découvrir de véritables trésors. Des rues qui ont gardé un charme singulier, avec pavés et fleurs à profusion à la belle saison. Et là, j'ai découvert L'impasse Louis Robert ! Un vrai petit havre de paix. Cette impasse est un endroit dans lequel on a envie de rester. De se poser et de lire un bon bouquin au milieu de la verdure.
L'impasse Louis Robert est une voie située dans le quartier de Belleville dans le 20e arrondissement de Paris. C'est au au 10bis de la rue de l'Ermitage que se situe l'impasse. Je faisais d'ailleurs des photos rue de l'Ermitage lorsque je suis tombé sur cet endroit préservé.
Fin 2004, l'impasse était vouée à la destruction. Suite au long combat de ses habitants, elle sera finalement conservée. Il aurait été si dommage que le béton remplace cet endroit.
L'impasse porte le nom de Louis Robert (1904-1985), qui était un historien et archéologue français spécialiste de la Grèce antique.
mardi 2 septembre 2014
L'univers des contes de fées de la photographe Margarita Kareva
Lorsque vous regardez un cliché de la photographe russe Margarita Kareva, vous avez l'impression d'entrer dans un conte de fées. Ses photos sont à la fois oniriques et fantastiques.
J'ai eu un vrai coup de cœur pour cette photographe. J'avais donc envie de vous faire partager ses photos que je trouve toutes d'une grande beauté. Par sa grande maîtrise des couleurs et de la mise en scène, Margarita Kareva nous entraîne facilement dans son monde merveilleux. Créative et imaginative, la photographe sait surprendre et se renouveler. Elle puise son inspiration dans les contes et la littérature russe.
Le monde animal est très souvent représenté dans les mises en scène de Margarita Kareva. Ainsi, aux côtés des jeunes femmes élégantes on retrouve des chouettes, des loups, des corbeaux...
C'est tout un monde envoûtant que l'on découvre avec le travail de Margarita Kareva. La photographe connaît un joli succès et à mon avis il n'est pas prêt de s'arrêter.
Une fois les séances photos terminées, l'artiste peaufine son travail en post-production. Les sublimes héroïnes de ces contes de fées sont la plupart du temps habillées de longues robes et posent de manière altière. Ce qui contribue à cette ambiance féerique.
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