dimanche 3 juillet 2016

L'exposition "George Desvallières, la peinture corps et âme", au Petit Palais, à Paris


Je me suis rendu à l'exposition "George Desvallières, la peinture corps et âme", car j'avais hâte de découvrir cette exposition consacrée à un artiste tombé dans l'oubli.
George Desvallières fut l'un des artistes engagés de la scène parisienne et son art ne va jamais cesser d'évoluer.
L'exposition "George Desvallières, la peinture corps et âme" nous propose chronologiquement l'évolution artistique du peintre. Durant 60 ans, George Desvallières va se passionner pour différents courants artistiques.
Cette exposition se déroule au musée du Petit Palais, dans le 8e arrondissement de Paris. Elle se termine le 17 juillet 2016.

Le Petit Palais présente la première rétrospective consacrée au peintre George Desvallières. 90 œuvres (peintures, dessins, vitraux, tapisserie...), sont exposés.
Les travaux de l'artiste sont issus de musées français et de collections privées.
L'exposition nous permet de découvrir les différents thèmes qui furent chers à George Desvallières : la représentation du corps dans l'antiquité, le monde de la nuit à Montmartre et Londres, et l'imagerie religieuse.
J'ai beaucoup aimé découvrir les œuvres de ce peintre unique, qui se moquait d'être dans l'air du temps et de l’enseignement académique, et qui a su rester fidèle à ses inspirations.


George Desvallières, pseudonyme d'Olivier Gabriel Victor Georges Lefèbvre-Desvallières (1861-1950), va très tôt se passionner par toutes les formes d’art.
Il va étudier à l'Académie Julian à Paris, puis dans les ateliers de Tony Robert-Fleury et de Jules Valadon à l'École des beaux-arts de Paris.
Il va exposer des portraits et recevoir des récompenses, mais une relation privilégiée avec Gustave Moreau va l'orienter vers une inspiration mythologique et religieuse.
Chef de bataillon durant la Grande Guerre, George Desvallières sera l’un des premiers artistes, de retour du front, à coucher ses impressions et émotions sur la toile.
L'exposition "George Desvallières, la peinture corps et âme" nous permet d'entrer dans l'univers de cet artiste qui mérite de revenir sur le devant de la scène.

Adresse : musée du Petit Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris 




vendredi 1 juillet 2016

La rue des Saules, Paris 18e, le vieux Montmartre des artistes


La rue des Saules fait partie du site du Vieux Montmartre. Elle débute au 20 rue Norvins et au 18 rue Saint-Rustique, et se termine au 135 rue Marcadet. 
Cette très jolie rue du 18e arrondissement de Paris fut fréquentée à la fin du XIXe et au début du XXe siècle par de nombreux peintres dont les œuvres sont aujourd'hui dans les plus grands musées.
La rue sera immortalisée par Paul Cézanne ("La Rue des Saules" au musée du Luxembourg à Paris), Vincent van Gogh ("La Guinguette" au musée d'Orsay à Paris) et Maurice Utrillo ("La Maison Rose à Montmartre" au musée d'art moderne de San Francisco à San Francisco.)
Il n'est pas rare d'y croiser des artistes en train de peindre cette rue montmartroise parfaitement conservée et pittoresque.


La rue des Saules existait déjà en 1672. Son nom actuel vient du fait que cette voie était bordée de saules.
Elle fait l'objet de plusieurs classements. Avec ses pavées, ses petites maisons, ses immeubles coquets, et sa fameuse vigne de Montmartre, la rue des Saules sert de décor à différents films et publicités.
Dans le film "Le Marginal" tourné en 1983, Philippe Jordan, le personnage principal interprété par Jean-Paul Belmondo, a une garçonnière rue des Saules.
Plus récemment, la rue a servi de lieu de tournage au studio Bagel pour son court-métrage "Déjà Vu" en 2014.







mercredi 29 juin 2016

Bruno Liljefors, un pionnier de la peinture animalière


Bruno Liljefors fut le peintre de la faune le plus influent de la fin du 19e et du début du 20e siècle. Il est aujourd'hui une référence pour un bon nombre de peintres animaliers.
Cet artiste suédois va être influencé par les peintres impressionnistes par rapport aux effets de la lumière sur les paysages. L'art japonais va également beaucoup le marquer pour la finesse des traits.


Les renards, les cygnes, les chats, les lièvres... Les animaux de Bruno Liljefors sont superbement représentés.
Bruno Liljefors peignait souvent les animaux en plein air, sur le motif. Pour ne pas effrayer les animaux qu'il était en train de peindre, il enfilait une tenue de camouflage et restait le plus silencieux possible.


Bruno Liljefors, de son nom complet Bruno Andreas Liljefors (1860-1939), est un artiste peintre suédois.
Il était le frère du compositeur et chef d'orchestre Ruben Liljefors. Sa famille était très attirée par toutes les formes artistiques.
Lorsque Bruno Liljefors va peindre ses premiers tableaux de la faune, l'art animalier était tout juste en train d'émerger. La qualité de ses peintures va lui permettre d'exposer au Salon de Paris.
Il va contribuer à ce que la peinture animalière soit reconnue à part entière dans le monde de l'art.







lundi 27 juin 2016

Découvrir la flore du parc Montsouris, Paris 14e


Le parc Montsouris est un endroit dans lequel je vais souvent me balader. C'est l'un des plus grands espaces verts intra-muros de Paris. Il fut construit sous Napoléon III et inauguré en 1869.
Pendant méridional du parc des Buttes-Chaumont, le parc Montsouris va être aménagé à l'anglaise, à la fin du XIXe siècle et il s'étend sur 15 hectares.
Il est situé dans le 14e arrondissement de Paris, entre la rue d'Alésia et la Cité internationale Universitaire de Paris. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'on peut y croiser de nombreux étudiants qui profitent d'un moment de détente.


Le parc Montsouris a gardé un côté sauvage et vous pouvez y découvrir une magnifique flore. Plus de 1400 arbres y sont plantés, dont la plupart sont centenaires.
Un sequoia sempervirens, un cèdre du Liban, un plaqueminier, un tulipier de Virginie, différents arbres exotiques... On peut s'installer à l'ombre de ces arbres qui sont pour certains immenses et en profiter pour se plonger dans un bon livre !
Il y a non seulement les arbres, mais au niveau des fleurs, vous pouvez en admirer une très grande variété. Il y a en particulier une roseraie superbe où toutes ces roses rivalisent de beauté !


Le parc est construit sur plusieurs niveaux et vous avez différents plans d'eau. Le réservoir d'eau de Montsouris renferme un tiers de la consommation d'eau potable des parisiens.
Vous pouvez vous installer sur des bancs autour du lac artificiel, alimenté par une cascade, elle-même alimentée par la Bièvre. Ce lieu est le royaume des canards et des majestueux cygnes. Durant cette saison, la végétation autour du lac est abondante.
La flore du parc Montsouris est remarquablement bien entretenue et toutes ces fleurs sont éblouissantes avec leurs couleurs vives.
De la simple petite fleur des champs, à la fleur exotique ultra sophistiquée, il y en a pour tous les goûts !
Adresse : 2 Rue Gazan, 75014 Paris









dimanche 26 juin 2016

René Burri, le photographe qui voulait capter la vibration du vivant


René Burri va faire partie des photographes de l'agence Magnum. C'est en 1959 qu'il va rejoindre la célèbre agence.
Photographe de presse, il va également se passionner pour la photographie de portraits, de paysages de rues, et d'architecture. Il va réaliser de magnifiques portraits d'artistes tels que Picasso, Giacommetti, Klein... Il va également s'intéresser aux hommes politiques. Son portrait de Che Guevara va devenir légendaire.
Sa série de portraits de la magnifique actrice et top model Margaux Hemingway montre combien le photographe voulait capturer les émotions de ses modèles.
Il disait souvent : "Lorsqu'on parvient vraiment à capter la vibration du vivant, alors on peut parler d'une bonne photographie." Très attiré par le cinéma documentaire, René Burri voulait que ses séries de photos racontent des histoires.


René Burri (1933-2014), est un photographe suisse né à Zurich.
Il réalise en 1946 sa première photo de Winston Churchill avec l'appareil de son père.
De 1949 à 1953, il va étudier à l'école des Arts et Métiers de Zurich où il va apprendre la composition, la couleur et le design. Son diplôme en poche, il ouvre en 1953 un atelier avec Walter Binder.
Entre 1954 et 1955, Burri va travailler comme assistant-caméraman pour la Walt Disney Film Production, en Suisse. Durant toute sa carrière il aura cet œil de photographe passionné par le cinéma.
Dans les années 1950, il travaille pour de grands magazines et particulièrement pour le magazine Life. Il va photographier tous les évènements importants de l'époque. 


Le photographe est célèbre pour ses images fortes. "Les images sont comme des taxis aux heures de pointe, si l’on n’est pas assez rapide, c’est un autre qui les prend." disait-il.
En 2004, la Maison européenne de la photographie va proposer une rétrospective de ses photos de 1950 à 2000, qui sera également présentée la même année à Lausanne.
René Burri avait l'art de réaliser des photos documentaires mais toujours avec un grand souci d'esthétisme. En 2013, un an avant son décès, il va créer sa fondation à Lausanne.






vendredi 24 juin 2016

L'impasse Damesme, Paris 13e, le joli quartier de la Maison-Blanche


Le quartier de la Maison-Blanche regorge de jolies petites rues et impasses. Si vous souhaitez vous retrouver un Paris pittoresque et plein de petits coins secrets, ce quartier va vous combler ! 
Le quartier de la Maison-Blanche est situé dans le 13e arrondissement de Paris. Il est limité au nord par le boulevard Auguste-Blanqui, à l'est par l'avenue de Choisy, au sud par les communes du Kremlin-Bicêtre et de Gentilly, et à l'ouest par la rue de l'Amiral-Mouchez et la rue de la Santé.
Ce lieu tient son nom du hameau de la Maison-Blanche, autrefois situé à hauteur de la station de métro Maison-Blanche.
Et dans ce quartier, j'ai découvert la très jolie impasse Damesme. C'est au 57 rue Damesme que vous pourrez découvrir cette impasse.


L'impasse Damesme est d'une longueur de 40 m, et d'une largeur de 3,3 m. C'est donc une impasse toute étroite.
L'impasse Damesme est à proximité de la station Maison-Blanche. La ligne de tramway (T3) est également très proche de l'impasse. Elle va prendre en 1877 le nom de Damesme en raison du changement de nom de la rue du Bel-Air en rue Damesme.
On se balade dans ce bel ilot de calme, où les plantes et fleurs s'épanouissent et où l'on entend plus que le chant des oiseaux.